Abiy Ahmed a été nommé Premier ministre de l’Éthiopie pour un second mandat de cinq ans lors de la septième session ordinaire du Parlement national, qui s’est tenue lundi. Après sa nomination, le Premier ministre Abiy Ahmed a prêté serment, marquant ainsi le début de son second mandat à la tête du gouvernement fédéral. La séance consacrée à la formation du gouvernement s’est déroulée en présence de hauts responsables gouvernementaux, de membres du corps diplomatique et d’autres invités. Cette nomination fait suite à la victoire du « Parti de la prospérité » (PP), au pouvoir, lors des élections générales de juin dernier, au cours desquelles le parti a remporté 438 des 486 sièges parlementaires disputés.
Dans son discours suivant sa nomination, Abiy a exposé les principales orientations et les plans socio-économiques et politiques que son gouvernement s’emploiera à mettre en œuvre au cours des cinq prochaines années. Il a défini comme objectifs prioritaires pour son gouvernement : garantir la sécurité et la stabilité nationales, assurer la pérennité du développement socio-économique du pays et renforcer les initiatives de réforme nationale globales et continues. Évoquant la question de l’accès à la mer, il a souligné que la vision nationale et les perspectives de développement à long terme de l’Éthiopie sont étroitement liées à la garantie d’un accès fiable à la mer. Il a affirmé que son administration œuvrerait activement pour obtenir un débouché maritime par le biais du dialogue, du bénéfice mutuel et de la concertation, tout en poursuivant la dynamique de développement national et la réalisation de grands projets d’infrastructure.
Il convient de noter que la Constitution éthiopienne place le Parlement national au cœur du pouvoir législatif fédéral. En effet, la Constitution stipule que le parti politique ou la coalition remportant la majorité des sièges à la Chambre des représentants du peuple (HoPR) est chargé de former et de diriger l’exécutif fédéral, les résultats électoraux constituant ainsi la base parlementaire pour la formation d’un nouveau gouvernement. Ce processus de transition au niveau du gouvernement fédéral intervient après la mise en place des conseils régionaux à travers ce pays d’Afrique de l’Est, les régions ayant récemment formé leurs gouvernements et élu leurs chefs d’exécutif.