La Banque africaine de développement (BAD) et Family Bank ont signé un accord portant sur une ligne de financement du commerce de 10 millions de dollars destinée à accroître le financement des entreprises au Kenya. Ce dispositif ciblera les petites et moyennes entreprises (PME), les entreprises locales opérant dans des secteurs productifs clés ainsi que les entreprises détenues par des femmes. Il vise à renforcer les chaînes de valeur et à diversifier les capacités de production au Kenya, contribuant ainsi à stimuler la croissance économique. Alex Mubiru, directeur général de la BAD pour la région Afrique de l’Est, a souligné que cette signature réaffirme l’engagement de la Banque à autonomiser les entreprises locales et à renforcer l’écosystème financier kenyan.
En comblant les lacunes critiques en matière de financement du commerce dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie manufacturière, de l’énergie et du commerce général, ce partenariat élargira l’accès aux financements nécessaires pour répondre aux besoins croissants du pays en matière d’importation. Lamin Drammeh, chef de la division du financement du commerce à la Banque africaine de développement, a déclaré : « La signature de ce jour est opportune et significative ; elle allégera la pression pesant sur les exportateurs et les importateurs kenyans, ouvrira de nouvelles perspectives pour une activité économique durable et contribuera, à terme, à réduire le déficit de financement du commerce en Afrique, actuellement estimé à plus de 74 milliards de dollars américains ».
Ce dispositif permettra de répondre aux besoins de financement des importations des PME et des entreprises locales au Kenya grâce à un apport en devises. Fait important, il soutiendra également le commerce intra-africain et contribuera directement à la mise en œuvre réussie de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Nancy Njau, directrice générale de Family Bank, a déclaré : « Dans le cadre de la mise en œuvre de notre stratégie 2025-2029, nous restons déterminés à élargir l’accès à des financements adaptés pour les entreprises, y compris les TPME détenues ou dirigées par des femmes.