Politique

L’ancien président congolais Joseph Kabila forme une nouvelle alliance

L’ancien président congolais Joseph Kabila a lancé une nouvelle alliance politico-militaire destinée à remplacer l’alliance « AFC-M23 », qui combat les forces gouvernementales dans l’est du Congo, assumant ainsi un rôle direct dans un mouvement de rébellion qu’il s’était auparavant abstenu de soutenir publiquement. Claude Ibalanky, conseiller du groupe, a annoncé lors d’une conférence de presse que ce nouveau groupement « politico-militaire » – baptisé « Front pour la Refondation de la Nation » (FRN) – serait présidé par Kabila, tandis que les chefs rebelles Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa, Freddy Kaniki et Sultani Makenga occuperaient les postes de vice-présidents.

Claude Ibalanky, ancien ambassadeur itinérant du président Félix Tshisekedi, a déclaré : « Face au spectacle tragique d’un pays en péril, les initiateurs ont décidé d’unir leurs forces, leurs ressources et leurs capacités pour créer un cadre permettant à tous les Congolais de s’engager – d’une seule voix – dans la mission de libération de leur pays. C’est ainsi que, conformément à l’article 64 de la Constitution, ils ont fondé (…) un mouvement politico-militaire baptisé « Front pour la Refondation de la Nation » (FRN) » ; cette annonce a été faite en présence de figures marquantes du mouvement rebelle et de dignitaires de l’ancien régime, avant la présentation des détails de la nouvelle alliance. Dans un discours prononcé vendredi, Kabila a accusé le gouvernement de corruption, de mauvaise gestion et d’échecs militaires dans l’est du Congo, tout en critiquant l’accord sur les minerais conclu par le gouvernement avec les États-Unis.

Kabila est un allié de Nanga, l’ancien président de la commission électorale qui a supervisé les élections controversées de 2018, lesquelles ont conduit à l’accession au pouvoir de Félix Tshisekedi et à la fin de la présidence de Kabila. Kabila s’était rendu dans la ville de Goma – contrôlée par les rebelles – en 2025 ; depuis lors, plusieurs de ses anciens alliés ont occupé des postes au sein de l’alliance « AFC/M23 », renforçant ainsi l’impression d’une alliance entre l’ancien président et le mouvement rebelle. Les Nations unies et des gouvernements occidentaux accusent le Rwanda de soutenir le mouvement « M23 » et d’exercer un commandement et un contrôle sur les rebelles, tandis que le Rwanda nie tout soutien à ce mouvement.

  Les envois de fonds de l'Afrique peuvent-ils être mis à profit à long terme ?
Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les plus lus

To Top