Le président camerounais, Paul Biya, a défini les priorités du budget de l’État pour 2027, en mettant l’accent sur le renforcement de la production locale, la consolidation de la discipline budgétaire et le soutien aux projets économiques en cours. Cette orientation intervient alors que la date des prochaines élections municipales et législatives demeure incertaine, bien qu’elles soient attendues au cours de l’année prochaine, ces directives présidentielles figurent dans une circulaire datée du lundi 12 octobre 2026, relative à la préparation du budget de l’État pour 2027, le document, qui compte 24 pages, expose les axes prioritaires sur lesquels le gouvernement camerounais entend se concentrer l’an prochain, en insistant particulièrement sur la rigueur dans la gestion des finances publiques et la promotion du patriotisme économique.
Toutefois, la circulaire a suscité des interrogations quant aux prochaines échéances électorales, car elle ne contient aucun engagement clair concernant la tenue des élections municipales et législatives, lesquelles ont déjà été reportées à plusieurs reprises. Concernant ces scrutins — pour lesquels les dirigeants des partis politiques ont intensifié leurs préparatifs ces dernières semaines —, la circulaire ne mentionne aucune date précise, ni allocation financière explicite, ni ligne budgétaire dédiée au financement des opérations électorales. Le paragraphe 60 du document se limite à indiquer que « les budgets des institutions constitutionnelles continueront d’être élaborés, présentés et exécutés selon le régime des dotations ». Cela signifie que la circulaire n’a pas explicitement défini le cadre financier alloué à l’organisation des élections en 2027, laissant ainsi planer des interrogations quant à la date du scrutin et à ses modalités de financement.
Malgré le flou persistant entourant le calendrier électoral, l’analyste politique Njoya Moussa a mis en garde contre toute conclusion hâtive quant à un nouveau report des élections. Il estime que les éléments actuels ne suffisent pas à confirmer un tel report, tout en reconnaissant l’existence d’une « incertitude préoccupante ». Les prévisions économiques figurant dans les orientations budgétaires pour l’année à venir tablent sur un taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) de 3,6 %, avec pour objectif de maintenir le taux d’inflation à 3,2 % d’ici 2027.