Le Kenya a enregistré, mercredi, un deuxième cas de virus Ebola, environ une semaine après la détection du tout premier cas de cette maladie virale dans l’histoire du pays. Ce premier cas concernait un ressortissant kényan — résidant au Congo — décédé le 5 octobre dans un hôpital de Nairobi. Dans un communiqué, le ministère de la Santé a indiqué que la deuxième personne infectée, un homme âgé de 39 ans, est un membre de la famille du premier patient. Il était déjà placé en quarantaine lorsque les symptômes de la maladie sont apparus mardi. Le ministère a précisé qu’il a été immédiatement isolé dès l’apparition des symptômes, qui comprenaient de la fièvre, une grande fatigue et des douleurs articulaires.
Les autorités sanitaires ont souligné que « les deux cas sont liés et qu’il n’existe aucune preuve d’une propagation du virus au sein de la population générale ». Toutefois, ce second cas risque d’accentuer les inquiétudes au Kenya. Le pays devient ainsi le quatrième État à enregistrer un cas lié à l’épidémie d’Ebola qui sévit au Congo — la deuxième plus importante flambée du virus jamais recensée à l’échelle mondiale, avec plus de 9 000 cas et plus de 4 000 décès. Le premier cas est survenu après qu’un ressortissant kényan — déjà malade au Congo environ un mois avant son voyage par voie terrestre vers l’Ouganda — a pris l’avion pour Nairobi le 3 octobre, où il a été conduit à l’hôpital par l’un de ses proches.
Cet incident a suscité des préoccupations quant à l’existence de failles dans les systèmes de contrôle aux frontières de la région ; le patient a en effet réussi à franchir la frontière entre le Congo et l’Ouganda, alors même que celle-ci est officiellement fermée depuis le mois de mai. Les autorités kényanes sont parvenues à localiser 113 personnes sur les 128 ayant été en contact avec le premier cas confirmé ; 108 d’entre elles sont actuellement placées en quarantaine. Le ministère a déclaré : « Les cinq autres personnes se trouvent hors du Kenya, et les autorités sanitaires de ces pays en ont été informées… tandis que les recherches se poursuivent pour retrouver les 15 personnes restantes ».