Economie

Les entreprises Africaines détenues ou dirigées par des personnes noires confrontées à un déficit de financement de 209 milliards de dollars

Les entreprises détenues ou dirigées par des personnes noires sur cinq marchés africains majeurs font face à un déficit de financement cumulé de 209 milliards de dollars. Selon une nouvelle étude menée par British International Investment (BII) et Swedfund, cela met en évidence des obstacles persistants à l’accès au capital, qui s’accentuent à mesure que ces entreprises cherchent à se développer. British International Investment est l’institution britannique de financement du développement et un investisseur à impact ; elle investit dans les économies émergentes pour soutenir une croissance productive, durable et inclusive.

Swedfund est l’institution suédoise de financement du développement ; elle investit dans des entreprises durables au sein des pays en développement afin de contribuer à la réduction de la pauvreté et de promouvoir un développement économique inclusif. Le rapport, intitulé *Understanding the investment gaps in Black-owned and -led businesses in sub-Saharan Africa* (Comprendre les déficits d’investissement dans les entreprises détenues ou dirigées par des personnes noires en Afrique subsaharienne), porte sur l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Kenya, la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Il combine une analyse quantitative du marché et des consultations auprès des parties prenantes pour évaluer la représentation des entreprises détenues ou dirigées par des personnes noires (BOLD, selon l’acronyme anglais), l’ampleur de leurs besoins de financement non satisfaits et les facteurs influençant leur accès au capital.

Cette étude s’inscrit dans le cadre de l’initiative BOLD (*Black Ownership and Leadership for Development*) de BII, lancée en 2022 afin d’accroître les flux de capitaux vers les entreprises détenues ou dirigées par des personnes noires en Afrique subsaharienne. Les entreprises relevant de la catégorie BOLD représentent entre 89 % et 99 % des petites entreprises sur les cinq marchés étudiés. Leur part diminue considérablement au sein des entreprises de plus grande taille, tombant à 40 % au Kenya et à 35 % en Afrique du Sud. Les résultats soulignent les difficultés rencontrées lors du passage du stade de petite ou moyenne entreprise (PME) à celui d’entreprise de plus grande envergure, un palier où des volumes plus importants et une gamme plus variée de financements institutionnels sont généralement accessibles.

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