Economie

28 arrestations lors d’une opération contre des centres d’escroquerie aux cryptomonnaies en Afrique de l’Ouest

Vingt-huit personnes ont été arrêtées au Ghana et au Nigeria dans le cadre d’une opération internationale coordonnée visant des réseaux d’escroquerie basés en Afrique de l’Ouest. La plateforme d’échange de cryptomonnaies Binance figure parmi les partenaires du secteur privé ayant participé à cette intervention. L’opération, baptisée « Joint Disruption Week » (Semaine de démantèlement conjoint), a mobilisé des forces de l’ordre internationales ainsi que des entreprises technologiques mondiales, qui ont partagé des renseignements par-delà les frontières en temps réel. Au Ghana, les autorités ont interpellé 19 personnes près d’Accra, saisi 303 appareils électroniques et identifié 117 victimes de traite des êtres humains.

Selon le département de la Justice des États-Unis, des partenaires du secteur privé, dont Binance, ont permis d’identifier plus de 11 millions de dollars de fonds susceptibles d’être gelés. Les centres d’escroquerie sont devenus une préoccupation croissante pour les régulateurs et les forces de l’ordre à travers le monde. Des groupes criminels organisés y recrutent et forment des individus — souvent des victimes de traite — pour orchestrer de faux investissements, usurper l’identité de policiers ou simuler des arrestations par appel vidéo, afin d’effrayer leurs victimes et de les pousser à envoyer de l’argent. « Les escrocs ne se limitent pas aux frontières ; la réponse ne peut donc pas s’y limiter non plus », explique Samukele Mkhize, responsable de la conformité pour Binance en Afrique.

« Lorsque les forces de l’ordre, les entreprises technologiques et les plateformes d’échange partagent leurs informations en temps réel, les réseaux criminels perdent les outils dont ils dépendent ». Binance indique consacrer environ 300 millions de dollars par an à la conformité, avec près de 1 500 employés dédiés à ce domaine. La plateforme affirme que ses systèmes ont permis de bloquer environ 10,53 milliards de dollars liés à des fraudes, des escroqueries et des activités irrégulières entre 2025 et le premier trimestre 2026. Elle ajoute avoir répondu, à ce jour, à 313 653 demandes émanant des forces de l’ordre, dont plus de 71 000 rien qu’en 2025. Selon Samukele Mkhize, la sensibilisation du public demeure un levier essentiel pour neutraliser les escrocs.

  Fourniture d'antivenin contre les morsures de scorpion et de serpent : l'Égypte en état d'alerte maximale face à la tempête de mars
Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les plus lus

To Top