Société

BioVana et le NICRAT lancent la biobanque nationale nigériane dédiée au cancer

BioVana, entreprise spécialisée dans les infrastructures de données de santé, et l’Institut national pour la recherche et le traitement du cancer du Nigeria (NICRAT) ont entamé la mise en place du Réseau national de biobanques sur le cancer (NCBN – *National Cancer Biobank Network*). Il s’agit d’un système coordonné à l’échelle nationale, destiné à la collecte et à la gestion d’échantillons pour la recherche sur le cancer. Le réseau relie huit hôpitaux fédéraux répartis dans les six zones géopolitiques du Nigeria. La première phase vise à collecter et à répertorier 10 000 échantillons biologiques liés au cancer, avec pour objectif d’atteindre 100 000 échantillons d’ici 2028.

Cette initiative s’appuie sur un protocole d’accord signé par les deux organisations en 2025. Le NICRAT assure le pilotage, la coordination et la supervision au niveau national. BioVana dirige la mise en œuvre technique, ce qui inclut le développement d’infrastructures numériques, l’harmonisation des normes de collecte et de gestion des échantillons et des données, ainsi que le déploiement de systèmes prêts pour la recherche au sein des hôpitaux participants. Les partenaires ont déjà réalisé des évaluations initiales des sites et organisé un atelier avec des parties prenantes, notamment des représentants de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de la Société internationale des biobanques biologiques et environnementales (ISBER). Le projet s’oriente désormais vers l’harmonisation des pratiques de biobanque, ainsi que vers le partage de normes relatives aux données et à la qualité.

Les partenaires présentent le NCBN comme l’un des premiers réseaux de biobanques sur le cancer coordonnés à l’échelle nationale en Afrique, « Le Nigeria dispose déjà d’importantes ressources pour la recherche sur le cancer, réparties entre différentes institutions », explique Estelle Dogbo, cofondatrice et PDG de BioVana. « Le NCBN a pour vocation de relier ces ressources grâce à des normes, des infrastructures et une gouvernance adaptées, afin de les rendre plus utiles à la recherche », selon Estelle Dogbo, l’objectif est que ce réseau serve de modèle pour les infrastructures nationales de recherche biomédicale à travers tout le continent africain. Fondée en 2025 par Estelle Dogbo et le Dr Jumi Popoola, BioVana vise à connecter les institutions de recherche africaines à la communauté scientifique mondiale.

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