Le site ivoirien CINEWS a rapporté, vendredi, que le président de la transition malienne, Assimi Goïta, a transmis un message personnel et confidentiel du président russe Vladimir Poutine aux dirigeants du Niger et du Burkina Faso. Le site précise que M. Goïta a acheminé ce message après avoir participé au troisième sommet Russie-Afrique, qui s’est tenu à Moscou les 28 et 29 octobre derniers, sans toutefois en révéler la teneur. Selon le rapport, M. Goïta s’est rendu à Niamey, capitale du Niger, le 5 novembre, où il a rencontré le président Abdourahamane Tiani, avant de se rendre à Ouagadougou pour des entretiens avec le président du Burkina Faso, Ibrahim Traoré.
Le site indique que les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération dans les domaines de la défense, de la sécurité, de la diplomatie et du développement économique, ainsi que sur les résultats du sommet Russie-Afrique et les perspectives d’élargissement du partenariat avec Moscou. Dans un communiqué officiel publié le 5 novembre, la présidence du Burkina Faso a confirmé la visite de M. Goïta et sa rencontre avec M. Traoré. Elle a précisé que les échanges ont porté sur la lutte contre le terrorisme, le développement au sein de la Confédération des États du Sahel, l’intégration africaine et l’actualité internationale, sans toutefois faire mention du message russe. Le président Poutine avait reçu M. Goïta au Kremlin le 30 octobre, à l’issue du sommet.
Lors de cet entretien, il a exprimé son appréciation pour la participation du président malien, malgré la situation difficile qui prévaut dans la région du Sahel. Lors du sommet du 29 octobre, Poutine a souligné que la stabilisation de la situation dans les pays du Sahel — le Mali, le Niger et le Burkina Faso — revêt une importance capitale, non seulement pour l’Afrique, mais pour le monde entier. Dans le cadre de la coordination entre ces trois nations, l’agence de presse burkinabè a rapporté que Goïta a reçu, le 29 octobre à Moscou, le Premier ministre du Burkina Faso, Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo, ainsi qu’une délégation du Niger, afin d’examiner les conclusions du sommet et les perspectives de coopération avec la Russie.