Economie

La BAD et l’OIF misent sur le développement des compétences numériques des jeunes en Afrique

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont signé un partenariat stratégique visant à renforcer les compétences numériques, l’employabilité et l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes dans cinq pays africains. L’accord, signé à Paris par la Secrétaire générale de l’OIF, Louise Mushikiwabo, et le Président du Groupe de la Banque africaine de développement, Sidi Ould Tah, sera initialement mis en œuvre au Bénin, au Cameroun, en Guinée, en République démocratique du Congo et à Madagascar. Ce partenariat vise à améliorer l’accès aux opportunités offertes par l’économie numérique en proposant des formations aux métiers du numérique et à l’entrepreneuriat. Les domaines d’intervention comprennent le développement web et mobile, la cybersécurité, l’intelligence artificielle et l’analyse de données.

Les participants bénéficieront également d’un accompagnement pour accéder à des opportunités d’emploi et de création d’entreprise, ainsi que de programmes conçus pour encourager l’innovation et la création d’entreprises grâce à des ateliers de formation, des activités de prototypage et des partenariats avec des incubateurs et des accélérateurs. Les deux organisations travailleront avec les gouvernements et les organismes de formation des cinq pays participants afin de renforcer les capacités locales et de soutenir la mise en œuvre à long terme du programme. L’initiative débutera par une phase pilote d’une durée de 12 à 24 mois avant d’être étendue à d’autres États membres en fonction des résultats obtenus.

Ce partenariat s’inscrit dans le cadre du programme de développement du Groupe de la Banque africaine de développement, fondé sur les Quatre Points Cardinaux définis par Sidi Ould Tah. L’une des priorités consiste à transformer la croissance démographique de l’Afrique en atout économique en investissant dans le capital humain, notamment dans la jeunesse et les femmes. La Banque a indiqué que les investissements dans l’éducation, les sciences, les technologies, la formation professionnelle, l’entrepreneuriat, la finance et les outils numériques peuvent contribuer à la création d’emplois, au soutien de la croissance des entreprises, à la formalisation des entreprises informelles et à doter les jeunes des compétences nécessaires pour l’avenir.

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