Economie

La Belgique ouvre des registres d’exploitation minière au Congo remontant à l’époque coloniale

La Belgique se prépare à ouvrir d’énormes archives géologiques remontant à l’époque coloniale de la République démocratique du Congo, plaçant les archives minières remontant à plusieurs décennies au cœur d’une course fébrile aux minéraux vitaux. Les archives sont situées au Musée de l’Afrique à Tervuren, près de Bruxelles, et contiennent près de 500 mètres de documents, dont des cartes centenaires, des dossiers miniers, des rapports d’enquête et des notes de terrain collectées pendant la période de la domination coloniale belge. Pour Kinshasa, ces dossiers pourraient aider à identifier des gisements inexplorés, à attirer des investisseurs et à consolider son contrôle sur le secteur minier lié à des ressources minérales d’une valeur estimée à 24 000 milliards de dollars, selon l’Administration américaine du commerce international.

Ces archives ont été compilées par des géologues et des sociétés minières belges avant l’indépendance du Congo en 1960, se concentrant principalement sur le cuivre et l’or, bien que certains documents fassent également référence à des gisements de cobalt et de lithium. Ces fichiers couvrent l’une des ceintures minérales les plus riches du monde, la République démocratique du Congo possédant du cuivre, du cobalt, du coltan, du lithium et d’autres minéraux utilisés dans les voitures électriques, les téléphones portables, les systèmes d’armes et les technologies d’énergies renouvelables. Selon l’Administration américaine du commerce international, la plupart des ressources minérales du pays restent inexploitées, estimées à 24 000 milliards de dollars. D’un point de vue scientifique, « le contenu de ces documents est absolument étonnant », a déclaré François Kervin, le géologue du musée qui dirige le projet.

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« C’est le résultat d’un effort considérable de la part de chercheurs qui ont consacré une grande partie de leur vie à l’observation sur le terrain. Ils se sont rendus dans des zones jusqu’alors inexplorées pour mener des enquêtes, sans utiliser les outils GPS dont nous disposons aujourd’hui », a ajouté Kirvin. Pour la République démocratique du Congo, ces archives pourraient renforcer son pouvoir de négociation dans un secteur minier qui reste soumis à l’influence des capitaux étrangers. La République démocratique du Congo réclame depuis des années l’accès aux fichiers géologiques conservés en Belgique, mais le projet de numérisation a pris un nouvel élan après que la société américaine Kobold Metals a engagé une discussion sur les archives.

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