Economie

La fermeture du détroit d’Ormuz perturbe les approvisionnements et fait flamber les prix en Éthiopie

Les répercussions des troubles et des tensions régionales dans la région du Golfe, notamment autour du détroit d’Ormuz, se font sentir sur les marchés éthiopiens. Le commerce et les chaînes d’approvisionnement sont affectés, ce qui entraîne une hausse des prix des produits importés et une baisse du pouvoir d’achat des consommateurs. Commerçants et citoyens confirment que la crise mondiale a désormais un impact sur leur vie quotidienne. Les commerçants signalent une baisse significative de leurs ventes, des pénuries de plusieurs produits et une augmentation du coût des importations. Ils soulignent que l’impact ne se limite pas à l’Éthiopie, mais s’étend aux économies de nombreux pays confrontés à des perturbations de leurs chaînes d’approvisionnement.

Une commerçante explique que les prix ont considérablement augmenté, ce qui affecte son activité, en particulier le commerce des herbes et des épices, qui dépend des importations en provenance d’Iran, d’Inde et du Liban. Elle confirme que le safran et les tisanes iraniennes sont devenus rares et que, lorsqu’ils sont disponibles, ils sont vendus à des prix exorbitants. Les prix de la cardamome et de la cannelle importées d’Inde ont également augmenté. Une commerçante attribue une grande partie de ces hausses à l’augmentation des coûts du carburant et du transport. Elle souligne qu’un article acheté auparavant 100 birrs éthiopiens (environ 0,80 $) coûte désormais environ 180 birrs (environ 1,50 $). Cette situation a contraint les commerçants à augmenter leurs prix, tandis que les consommateurs achètent moins en raison de la hausse des coûts.

Elle ajoute que les répercussions de la fermeture du détroit d’Ormuz ont impacté la rapidité des livraisons. Les commandes qui arrivaient auparavant en une semaine prennent maintenant plus de temps, ce qui affecte la disponibilité des marchandises et entraîne une baisse de la confiance des clients. Elle espère un retour à la stabilité et un apaisement de la situation. Un commerçant confirme que les marchés étaient plus stables avant la crise liée au détroit d’Ormuz et que la hausse des prix du pétrole et du diesel a entraîné une augmentation des coûts de transport, ce qui a fait grimper les prix des produits importés de 10 à 20 %.

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