Economie

FMO investit 12,5 millions de dollars dans une agriculture résiliente face au changement climatique en Afrique

FMO, la banque néerlandaise de développement et d’entrepreneuriat, a investi 12,5 millions de dollars dans le Fonds Acumen pour une agriculture résiliente II (ARAF II), un fonds d’investissement à impact soutenant des entreprises agroalimentaires qui accompagnent les petits exploitants agricoles en Afrique. Géré par Acumen Capital Partners, ARAF II investira dans des entreprises agroalimentaires durables qui offrent aux agriculteurs un accès aux marchés, au financement, aux intrants agricoles et à des services de conseil. Ce fonds s’appuiera sur le travail d’ARAF I, qui a bénéficié à plus de 3 millions de petits exploitants agricoles, et étendra son champ d’action géographique de l’Afrique de l’Est et de l’Ouest à l’Afrique du Nord.

ARAF II vise à bénéficier à au moins 4 millions de petits exploitants agricoles supplémentaires en contribuant à améliorer leur productivité et leurs revenus, tout en renforçant la résilience des chaînes de valeur agricoles et en soutenant la sécurité alimentaire sur le continent. FMO rejoint ainsi les investisseurs historiques, le Fonds vert pour le climat (FVC) et Proparco, aux côtés de nouveaux investisseurs tels que Swedfund, la Société belge d’investissement pour les pays en développement (BIO) et le Fonds de financement agricole en Afrique (FASA). L’investissement de FMO est rendu possible grâce à Building Prospects, un fonds du gouvernement néerlandais géré par FMO. Les petits exploitants agricoles demeurent essentiels aux systèmes alimentaires africains, mais nombre d’entre eux continuent de faire face à un accès limité aux intrants agricoles, aux marchés, au financement, à l’information climatique et aux services de conseil.

ARAF I a démontré le potentiel de ces services pour améliorer la capacité des agriculteurs à adopter des pratiques d’adaptation au changement climatique. Plus de 80 % des agriculteurs bénéficiaires du premier fonds ont constaté une amélioration de leurs revenus et de leurs rendements. ARAF II s’appuiera sur ce modèle en investissant dans des entreprises au service des petits exploitants agricoles et en élargissant l’accès aux semences résilientes au climat, aux services financiers innovants, aux outils numériques, à l’information météorologique et aux services de conseil agricole. Le besoin de ces solutions se fait de plus en plus pressant, car les systèmes agricoles africains restent fortement dépendants des précipitations, l’irrigation ne couvrant qu’environ 5 % des terres cultivées.

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