AGRA et l’Alliance mondiale pour une meilleure nutrition (GAIN) ont signé une lettre d’intention afin de renforcer leur collaboration et de rendre les régimes alimentaires plus sains, plus accessibles, plus abordables et plus durables à travers l’Afrique. Cet accord a été signé en marge du Forum africain sur les systèmes alimentaires à Kigali, au Rwanda, et vise à combler le fossé entre la production agricole et l’alimentation disponible pour les ménages africains. Les organisations collaboreront avec les gouvernements, les entreprises, les agriculteurs, les financiers et d’autres parties prenantes afin d’intégrer plus fermement la nutrition au développement des systèmes alimentaires.
Ce partenariat se concentrera sur cinq axes : l’intégration de la nutrition dans l’orientation stratégique du Forum africain sur les systèmes alimentaires ; l’intégration de la nutrition dans les domaines d’investissement d’AGRA ; la production de données probantes pour appuyer des interventions à grande échelle sur les systèmes alimentaires ; l’aide apportée aux pays pour accélérer la transformation de leurs systèmes alimentaires d’ici 2030 grâce à l’Initiative d’accélération ; et la promotion de l’inclusion des femmes, de l’agripreneuriat et de la création d’emplois liés aux résultats nutritionnels, les organisations prévoient également de recueillir des données probantes sur les investissements agricoles ayant le plus grand impact sur la nutrition. Des publications conjointes, des activités de partage de connaissances et des rencontres permettront aux gouvernements, aux investisseurs et aux professionnels de mettre en œuvre des approches systémiques alimentaires.
Alice Ruhweza, présidente d’AGRA : « Aucune organisation ne peut, à elle seule, combler le fossé entre les exploitations agricoles africaines et les consommateurs. AGRA a été fondée comme une alliance car la transformation repose sur la collaboration de nombreux acteurs : gouvernements, entreprises, agriculteurs, financiers et chercheurs. En travaillant avec GAIN, nous intégrons la nutrition à cette dynamique en développant des marchés pour les aliments riches en nutriments, en mobilisant des investissements privés et en mesurant si les régimes alimentaires, et pas seulement les récoltes, s’améliorent». L’accord entre GAIN et AGRA intervient alors que l’accessibilité financière demeure un obstacle majeur à une alimentation plus saine sur le continent.