Politique

Le ministère de la Défense de la République centrafricaine arrête un ressortissant français pour déstabilisation du pays

Le ministère de la Défense de la République centrafricaine a annoncé l’arrestation d’un ressortissant français travaillant pour Médecins Sans Frontières (MSF), soupçonné d’« activités visant à déstabiliser la sécurité » dans la région de Zemio, au sud-est de la Tunisie. Selon le communiqué officiel, le ressortissant français a été arrêté le 3 mars près de la ville de Zemio, dans le département de la Haute-Mbomou. Il est accusé d’« avoir pris contact avec des éléments criminels » et d’avoir incité les habitants de l’ethnie azende à se rebeller contre les autorités, le ministère a également précisé que l’homme était entré illégalement dans le pays en franchissant la frontière depuis la République démocratique du Congo (RDC), sans documents officiels attestant de son statut légal.

MSF n’a pas souhaité commenter l’incident, tandis que le ministère français des Affaires étrangères a confirmé que son ambassade à Bangui suivait de près la situation et que le travailleur humanitaire était sain et sauf. Le ministère a ajouté que sa présence à Zemio était liée à son travail humanitaire au camp de réfugiés d’Azende, en RDC. Cette annonce intervient quelques jours avant la visite prévue du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, à Bangui, où il rencontrera le président Faustin-Archange Touadéra. Il s’agira de la première visite d’un diplomate français de ce niveau depuis sept ans, dans un contexte de détérioration des relations entre Paris et Bangui et d’influence russe croissante dans le pays.

Malgré l’amélioration générale de la sécurité en République centrafricaine après la sanglante guerre civile de la dernière décennie, la province de Haute-Mbomou demeure l’une des régions les plus instables. La région a été le théâtre d’affrontements début janvier entre l’armée, appuyée par des forces paramilitaires russes, et la milice Azende Ani Kbé Gbe, issue de la population locale. Le ministère de la Défense a accusé des acteurs étrangers de tenter de « répandre de la désinformation et de saper la confiance de la population dans les autorités légitimes et leurs alliés », affirmant que l’enquête visant l’employé français pourrait mettre au jour un « réseau plus vaste » ciblant les institutions de l’État.

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