Politique

Le Mali annonce le décès du ministre de la Défense, Sadio Camara

Un porte-parole du gouvernement malien a annoncé dimanche, à la télévision d’État, le décès du ministre de la Défense, Sadio Camara, lors d’une attaque perpétrée par des hommes armés samedi, confirmant ainsi les informations relayées précédemment par les médias et les proches du défunt. Le porte-parole du gouvernement, Issa Ousmane Coulibaly, a lu un communiqué dimanche soir indiquant que M. Camara avait été tué par un kamikaze qui avait fait exploser une voiture piégée devant sa résidence. Le communiqué précise qu’il a échangé des tirs avec les assaillants et réussi à en neutraliser certains, mais qu’il a été blessé et est décédé plus tard des suites de ses blessures à l’hôpital.

L’attaque a provoqué l’effondrement de la maison de M. Camara et détruit une mosquée voisine, où plusieurs fidèles ont également trouvé la mort. Al-Qaïda en Afrique de l’Ouest a revendiqué l’attentat. Selon certaines informations, le chef de la junte militaire, le général Assimi Goïta, a été mis en sécurité après que son domicile a été visé. La chaîne de télévision publique malienne ORTM a rapporté que 16 personnes, civils et militaires confondus, ont été blessées lors des attaques, qui, selon elle, ont causé des « dégâts limités ». Le communiqué mentionnait également la neutralisation de plusieurs « terroristes » et précisait que la situation était « totalement sous contrôle » dans toutes les zones touchées.

Cependant, l’armée malienne a confirmé que les combats se poursuivaient à Kidal, ainsi qu’à Kati et dans d’autres régions du pays. Dans un communiqué publié dimanche, l’armée a affirmé que la violence « ne restera pas impunie ». Elle a ajouté qu’une alerte nationale avait été déclenchée, entraînant un renforcement des patrouilles de sécurité et des points de contrôle. Un couvre-feu a été instauré dans certaines zones. À Bamako, le couvre-feu est en vigueur de 21h à 6h, heure locale (GMT), et devrait prendre fin lundi. L’opération menée à Kati, à 15 kilomètres au nord de Bamako, s’inscrivait dans une offensive plus vaste lancée par le groupe Jamaat Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), affilié à Al-Qaïda, en collaboration avec un groupe rebelle à dominante touareg.

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