L’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a annoncé son intention d’accélérer la mise en œuvre de sa Politique commune de paix et de sécurité afin de renforcer l’intégration régionale face à la montée des menaces transnationales. Lors de l’ouverture de la septième réunion du Comité de haut niveau pour la paix et la sécurité à Dakar, les responsables ont souligné que les ministres du Comité avaient insisté sur la nécessité d’une réponse communautaire plus coordonnée face à la dégradation de la situation sécuritaire au sein de l’Union, caractérisée par le terrorisme, le crime organisé, les trafics illicites et l’insécurité aux frontières. Le président de la Commission de l’UEMOA, Abdoulaye Diop, a réaffirmé que « la question de la paix et de la sécurité est cruciale pour le développement économique et social des États membres » et qu’elle constitue désormais une « priorité absolue » pour l’Union.
Il a déclaré : « Une intégration économique durable ne peut être réalisée sans des fondements solides de paix et de stabilité », soulignant que les menaces actuelles transcendent les frontières nationales et exigent une coopération régionale renforcée. Depuis la précédente réunion ministérielle tenue à Dakar en novembre 2023, la Commission a lancé plusieurs projets structurels, dont l’informatisation et l’interconnexion des postes de police frontaliers. L’Union africaine (UA) a également lancé un programme de lutte contre la prolifération des armes légères et des engins explosifs improvisés (EEI) dans les zones frontalières, ainsi qu’un projet visant à renforcer la résilience des communautés vivant dans ces régions. Abdallah Diop a également annoncé la préparation d’un livre blanc sur l’Initiative pour la paix et la sécurité, qui sera présenté comme un document stratégique destiné à adapter l’action de l’UA aux nouvelles menaces sécuritaires.
La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’étranger, Cheikh Niang, au nom du chef de l’État sénégalais, Bachirou Dioméâtre Faye, qui préside le Comité de haut niveau. Ce dernier a déclaré que « les menaces auxquelles nous sommes confrontés sont multiples, évolutives et interconnectées », et exigent « une réponse coordonnée et concertée fondée sur la confiance mutuelle ».