Au Sénégal, le mercredi 5 août, s’est ouvert le procès de trois commentateurs médiatiques proches du Pastef, accusés d’outrage au chef de l’État. Les charges font suite à la diffusion sur TikTok d’une vidéo contenant des injures et des appels à la mort contre ceux qui ont « trahi le projet Pastef », propos largement interprétés comme visant le président Bachirou Diomêne Faye. Lamineou Darou, Austaz Thieb et Ndiaye Touba, commentateurs pour le média Final Digital, ont comparu après avoir été arrêtés le 28 juillet sur leur lieu de travail à la demande du procureur. Ils sont jugés en procédure accélérée, étant en détention provisoire depuis leur arrestation. Outre l’accusation d’outrage au chef de l’État, les accusés sont également poursuivis pour atteinte à la pudeur, bien que la vidéo en question ne mentionne pas explicitement le nom du président.
Pour sa part, l’avocat de la défense, Abi Nar Ndiaye, a plaidé que les éléments constitutifs de l’infraction n’étaient pas réunis, soulignant que l’accusation d’outrage au chef de l’État exigeait la mention du nom du président, contrairement à la diffamation qui peut être engagée sans nommer directement la personne. Il a expliqué que ses clients n’avaient aucune intention d’insulter le président et a demandé leur acquittement, l’équipe de la défense a également élargi le champ d’application de l’affaire, arguant que les poursuites engagées contre ses clients relevaient de ce qu’elle a qualifié de « persécution politique » visant de jeunes partisans du chef du parti PASTEF, Ousmane Sonko, dans un contexte de tensions politiques croissantes entre le président Bachir Diomae Faye et le président de l’Assemblée nationale depuis la destitution de Sonko de son poste de Premier ministre en mai dernier.
Lors de leur interrogatoire par les enquêteurs, les trois accusés ont maintenu qu’ils n’avaient aucune intention d’insulter le chef de l’État, indiquant que le contenu de la vidéo s’inscrivait dans une discussion entre amis et n’était pas dirigé contre le président. Cette affaire survient quelques jours seulement après la condamnation d’Adama Ndiaye, un commerçant de la ville de Touba, à six mois de prison, dont un mois avec sursis, suite à des propos tenus contre le chef de l’État lors d’une diffusion en direct sur l’application TikTok.
Au Sénégal, le mercredi 5 août, s’est ouvert le procès de trois commentateurs médiatiques proches du Pastef, accusés d’outrage au chef de l’État. Les charges font suite à la diffusion sur TikTok d’une vidéo contenant des injures et des appels à la mort contre ceux qui ont « trahi le projet Pastef », propos largement interprétés comme visant le président Bachirou Diomêne Faye. Lamineou Darou, Austaz Thieb et Ndiaye Touba, commentateurs pour le média Final Digital, ont comparu après avoir été arrêtés le 28 juillet sur leur lieu de travail à la demande du procureur. Ils sont jugés en procédure accélérée, étant en détention provisoire depuis leur arrestation. Outre l’accusation d’outrage au chef de l’État, les accusés sont également poursuivis pour atteinte à la pudeur, bien que la vidéo en question ne mentionne pas explicitement le nom du président.
Pour sa part, l’avocat de la défense, Abi Nar Ndiaye, a plaidé que les éléments constitutifs de l’infraction n’étaient pas réunis, soulignant que l’accusation d’outrage au chef de l’État exigeait la mention du nom du président, contrairement à la diffamation qui peut être engagée sans nommer directement la personne. Il a expliqué que ses clients n’avaient aucune intention d’insulter le président et a demandé leur acquittement, l’équipe de la défense a également élargi le champ d’application de l’affaire, arguant que les poursuites engagées contre ses clients relevaient de ce qu’elle a qualifié de « persécution politique » visant de jeunes partisans du chef du parti PASTEF, Ousmane Sonko, dans un contexte de tensions politiques croissantes entre le président Bachir Diomae Faye et le président de l’Assemblée nationale depuis la destitution de Sonko de son poste de Premier ministre en mai dernier.
Lors de leur interrogatoire par les enquêteurs, les trois accusés ont maintenu qu’ils n’avaient aucune intention d’insulter le chef de l’État, indiquant que le contenu de la vidéo s’inscrivait dans une discussion entre amis et n’était pas dirigé contre le président. Cette affaire survient quelques jours seulement après la condamnation d’Adama Ndiaye, un commerçant de la ville de Touba, à six mois de prison, dont un mois avec sursis, suite à des propos tenus contre le chef de l’État lors d’une diffusion en direct sur l’application TikTok.
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