Politique

Un groupe lié à l’État islamique tue 13 personnes en RDC

Des hommes armés liés au groupe terroriste État islamique ont attaqué un village de la République démocratique du Congo, près de la frontière ougandaise, tôt samedi matin. Selon une organisation de la société civile locale, au moins 13 personnes ont été tuées et des maisons ont été incendiées et pillées. L’attaque a eu lieu à Banana Ekol, un village situé à la périphérie de Mambasa, chef-lieu de la province. L’Associated Press a cité Marie-Noëlle Anoutani, directrice de la Nouvelle Organisation de la société civile au Congo/Mambasa, et Sylvain Andali, un habitant de la région, qui ont affirmé que les Forces démocratiques alliées (ADF) étaient responsables de l’attaque.

Tous deux ont ajouté que les militants avaient utilisé des tactiques habituellement employées par le groupe lors de ses attaques. Marie-Noëlle Anoutani a précisé que le bilan de 13 victimes civiles restait provisoire, expliquant que la plupart des habitants ne répondaient pas aux appels et que les opérations de recherche se poursuivaient dans les villages environnants. Les attaques ont contraint les habitants à choisir entre rester chez eux ou risquer l’exil vers d’autres parties de la région, elle aussi touchée par une épidémie d’Ebola. Andali a déclaré avoir décidé de quitter Mambasa pour se rendre à Bunia par crainte de nouvelles attaques des Forces démocratiques alliées (ADF). « Beaucoup de mes voisins ont déjà été tués, et je dois protéger ma vie et celle de ma famille », a-t-il ajouté.

La survenue de ces attaques armées en pleine épidémie d’Ebola accentue la pression sur les habitants de la région, les civils étant contraints de chercher refuge dans des zones plus sûres face aux risques sanitaires et sécuritaires persistants. Les ADF, originaires d’Ouganda, ont prêté allégeance à l’État islamique en 2019 et sont actives depuis des années dans la zone frontalière entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda. Ce groupe fait partie des nombreux groupes armés opérant en République démocratique du Congo, notamment dans les régions de l’Est, où il mène fréquemment des attaques contre des civils. En juillet 2025, le groupe a tué 66 personnes dans l’est du Congo lors d’une attaque qualifiée de « massacre » par les Nations Unies.

  21 civils ont été tués dans des attaques menées par des milices armées dans l'est de la RDC
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