Un responsable local de la région éthiopienne du Tigré a déclaré qu’un drone avait frappé une zone résidentielle de la capitale régionale, alors que les tensions s’intensifiaient entre les autorités rebelles et le gouvernement fédéral. L’Agence France-Presse a cité le chef adjoint du Front populaire de libération du Tigré – qui détient le pouvoir dans la région – Amanuel Asifal, déclarant : « La marche a touché la capitale, Mekele, dans la matinée ». Il a ajouté : « Il y a eu aujourd’hui une frappe de drone dans la ville, ciblant une zone résidentielle. » Il a poursuivi : « Je n’ai pas encore de détails sur les victimes ». Le correspondant de l’agence dans la capitale, citant des habitants, aurait confirmé qu’une attaque avait eu lieu.
Cette attaque est la deuxième du genre en deux jours, après qu’un drone a frappé la veille mardi une zone proche de Mekele, sans qu’aucune victime n’ait été signalée. L’armée fédérale éthiopienne et les forces du Tigré se rassemblent depuis des mois des deux côtés des frontières de la région, à la lumière de la rivalité croissante entre le gouvernement d’Abiy Ahmed, d’une part, et les autorités régionales rebelles dirigées par le Front populaire de libération du Tigré, le parti interdit après avoir dirigé le pays entre 1991 et 2018.
Chaque camp accuse l’autre de chercher à déclencher un nouveau conflit, à la suite d’une guerre dévastatrice entre 2020 et 2022, au cours de laquelle au moins 600 000 personnes ont été tuées. L’accord de paix de Pretoria a mis fin aux combats et instauré un calme relatif jusqu’à fin 2025, date à laquelle de nouveaux affrontements ont éclaté entre les forces des deux parties.