Le chef de l’opposition zambienne, Brian Mondobel, et le député Makebe Zulu ont été convoqués pour être interrogés au sujet d’allégations de « graves menaces à la sécurité nationale », notamment de « crimes terroristes », selon l’inspecteur général de la police, Gravel Musamba. Cette convocation intervient après le meurtre, la semaine dernière, d’un ancien ministre lors d’un raid des forces de sécurité contre une maison liée à Mondobel. Ce dernier est arrivé deuxième à la récente élection présidentielle, derrière le président Hakainde Hichilema, réélu pour un second mandat de cinq ans avec 60 % des voix. Mondobel a obtenu 38 % des suffrages et entend contester les résultats devant les tribunaux, accusant les autorités de manipulation du dépouillement.
Dans un communiqué publié jeudi, l’inspecteur général Musamba a déclaré que la police, en coopération avec d’autres services de police, enquêtait depuis plusieurs années sur de « graves menaces à la sécurité nationale ». Le communiqué précise que la police a convoqué Mondobel et Zulu pour les interroger sur divers crimes auxquels ils sont liés. À cette fin, des convocations officielles ont déjà été signifiées à leurs avocats, et l’on espère qu’ils se présenteront à la date et à l’heure fixées. Le chef de la police a expliqué que l’interrogatoire vise à « établir le lien entre Mondubele et Zulu, d’une part, et les diverses activités inquiétantes qui se déroulent dans le pays, d’autre part, et qui pourraient potentiellement menacer ou compromettre la sécurité nationale ».
Mousamba a ajouté que certaines de ces activités « ont été menées dans des locaux appartenant à, exploités par ou associés à Mondubele ou Zulu ». L’inspecteur général a révélé que les deux hommes « ont demandé l’asile au titre du droit international auprès d’une organisation internationale reconnue ». Il a précisé que le gouvernement a déjà contacté cette organisation. Mousamba a ajouté : « Le gouvernement a déjà contacté l’organisation et lui a assuré que les suspects bénéficieraient d’une procédure régulière et du respect de leurs droits fondamentaux, et qu’il n’y a aucune intention de leur nuire de quelque manière que ce soit ».