Les autorités de la province de Bengo, dans le nord-ouest de l’Angola, ont annoncé qu’au moins 28 personnes ont péri dans un glissement de terrain survenu sur un site d’exploitation aurifère illégale. La Protection civile et les pompiers ont indiqué dans un communiqué que les équipes de secours ont dégagé les victimes et secouru quatre personnes ensevelies sous les décombres. Les opérations de recherche sur le site, menées pendant plusieurs heures, sont désormais terminées. Les autorités ont ajouté que l’accident s’est produit en début de semaine et que les victimes étaient âgées de 16 à 35 ans.
Ce bilan tragique illustre la dépendance de nombreux jeunes à l’égard de l’exploitation minière traditionnelle comme source de revenus, dans un contexte économique difficile, notamment en zone rurale, historiquement, l’exploitation minière illégale en Angola est associée au secteur du diamant, l’une des ressources naturelles les plus importantes du pays. Cependant, ces dernières années ont vu une forte expansion de l’exploitation artisanale d’autres minéraux, principalement l’or et le cuivre. Selon les observateurs, la hausse des cours mondiaux de l’or a poussé de nombreux habitants à travailler sur des sites illégaux, souvent sans équipement de protection ni supervision technique, ce qui accroît les risques de glissements de terrain et d’accidents mortels.
Si les efforts du gouvernement angolais pour diversifier le secteur minier et réduire la dépendance aux diamants ont ouvert la voie à de nouveaux investissements dans l’extraction de plusieurs minéraux, ils ont également coïncidé avec la prolifération d’activités minières non réglementées dans certaines régions.