Société

Le Ghana appelle à inscrire la xénophobie en Afrique du Sud à l’ordre du jour de l’Union africaine

Le gouvernement sud-africain s’est déclaré disposé à dialoguer avec l’Union africaine sur les questions migratoires, en réponse à une demande du Ghana. Cependant, il a refusé de limiter le débat à la seule xénophobie, insistant sur la nécessité de s’attaquer aux causes profondes des migrations et aux défis économiques et sécuritaires auxquels le continent est confronté. Cette position sud-africaine intervient alors que le gouvernement ghanéen a annoncé la reprise du rapatriement de ses ressortissants d’Afrique du Sud, suite à la persistance des violences xénophobes. Accra avait déjà rapatrié un certain nombre de ses ressortissants avant d’annoncer, dans un communiqué publié le dimanche 26 juillet, le lancement d’une nouvelle phase d’évacuations concernant 1 000 personnes.

Face à l’exode massif de dizaines de milliers d’étrangers fuyant les violences, le président ghanéen John Mahama a réitéré son appel à l’Union africaine pour qu’elle inscrive la question de la xénophobie en Afrique du Sud à son ordre du jour. Lors d’une conférence de presse tenue dimanche, le ministre sud-africain des Relations internationales et de la Coopération, Ronald Lamola, a réaffirmé son soutien à un dialogue sur les migrations au sein de l’Union africaine, tout en soulignant que les discussions ne devaient pas se transformer en un échange d’accusations ni en une attaque politique contre l’Afrique du Sud. M. Lamola a expliqué que le dialogue devait se concentrer sur les causes profondes des migrations, notamment la faible croissance économique, le taux de chômage élevé et les problèmes de gouvernance, de paix et de sécurité qui poussent les citoyens à quitter leur pays.

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Il a fait remarquer que le simple fait de blâmer l’Afrique du Sud ne contribuerait pas à trouver des solutions durables. Il a ajouté que limiter le débat à des accusations d’antiafricanisme ou de xénophobie contre l’Afrique du Sud, sans s’attaquer aux causes profondes, ne permettrait pas de résoudre la crise. Il a appelé à une approche globale et constructive pour lutter contre ce phénomène à l’échelle continentale. L’inquiétude grandit dans plusieurs pays africains suite aux violences xénophobes qui ont fait au moins quatre morts en Afrique du Sud ces derniers mois, incitant de nombreux gouvernements à prendre des mesures pour évacuer leurs ressortissants.

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