La Commission européenne a proposé de suspendre les exportations de ferraille et de métaux non ferreux vers l’Égypte à partir du 21 mai 2027, après avoir exclu ces matériaux du projet de liste des produits dont l’expédition vers ce pays est autorisée. La Commission justifie cette exclusion par l’insuffisance des informations fournies par Le Caire pour démontrer la mise en œuvre de contrôles garantissant un traitement de ces déchets respectueux de l’environnement. Cette proposition affecte une source d’approvisionnement clé pour l’industrie sidérurgique égyptienne, qui utilise la ferraille dans ses fours à arc électrique.
Les importations égyptiennes de ferraille européenne ont atteint environ 2,12 millions de tonnes au cours du premier semestre 2026, soit une hausse de 59,7 % par rapport à la même période en 2025, selon des données européennes relayées par l’Union arabe du fer et de l’acier. Le projet, publié le 18 septembre, est soumis à une consultation publique jusqu’au 16 octobre. La réglementation européenne fixe au 21 novembre 2026 la date limite pour l’établissement de la liste, avant l’entrée en vigueur du nouveau régime d’exportation en mai prochain. Ce régime exige la preuve de mesures de protection de la santé et de l’environnement équivalentes aux normes européennes. Le projet pointe du doigt les risques liés au plomb, au mercure, au cadmium et au chrome hexavalent, ainsi qu’aux poussières, fumées et résidus polluants générés par les opérations de découpe, de fusion et d’affinage des métaux.
L’approbation proposée pour l’Égypte couvre six autres catégories : les déchets de papier, de textiles, de caoutchouc, de bois et de verre, ainsi que les déchets organiques, agricoles et alimentaires ; l’évaluation de la Commission a conclu que l’Égypte remplissait les conditions requises pour la gestion de ces catégories. Les règles permettent aux pays de fournir des informations supplémentaires et de demander une réévaluation de leur éligibilité à recevoir les types de déchets initialement exclus. La Commission prévoit de mettre à jour la liste au moins tous les deux ans, ce qui permettra d’ajuster le périmètre des exportations autorisées en fonction des résultats de l’évaluation.