Shadrack Sibiya, commissaire national adjoint de la police sud-africaine, a démissionné peu après l’ouverture d’une procédure disciplinaire à son encontre ; son ancien employeur a annoncé que son départ serait qualifié de « licenciement pour faute grave ». Le Service de police sud-africain (SAPS) a indiqué que l’avocat de Sibiya avait soumis sa démission après le début de la procédure disciplinaire, entraînant la cessation immédiate de ses fonctions au sein de la police. Dans un communiqué publié sur le réseau social X, la police a fait savoir que Sibiya ne faisait plus partie de l’institution depuis lundi.
Un porte-parole de la police a déclaré : « Le Service de police sud-africain confirme la fin des fonctions du lieutenant-général Sibiya avec effet immédiat ». Il a ajouté : « Compte tenu de la procédure disciplinaire en cours contre cet ancien haut gradé au moment de sa démission, son départ du service est considéré comme un licenciement pour faute grave ». Cette démission marque la chute retentissante d’un haut responsable de la police sud-africaine, qui était suspendu de ses fonctions depuis septembre dernier en raison d’allégations croissantes de mauvaise conduite. Sibiya est actuellement en détention après son arrestation le mois dernier pour des accusations de viol et de sollicitation de mineur. Il a nié ces allégations, tandis que l’examen de sa demande de libération sous caution a été reporté à mardi.
L’ancien chef adjoint de la police était également au cœur d’un scandale de corruption grandissant, suscitant des inquiétudes quant à une infiltration criminelle des forces de l’ordre en Afrique du Sud. Son nom a été fréquemment cité lors de témoignages devant une commission d’enquête judiciaire examinant des allégations de corruption au sein de la police, ainsi que des liens potentiels entre de hauts responsables policiers et des réseaux de criminalité organisée. Au cours des audiences, des témoins ont accusé Sebia d’avoir reçu d’importantes sommes d’argent et des cadeaux de la part d’individus présumés impliqués dans des activités criminelles. De son côté, Sebia a nié ces allégations, rejetant les accusations selon lesquelles il aurait perçu des avantages illicites ou agi de manière inappropriée.