Société

Malgré des faits d’exploitation sexuelle et d’esclavage, la justice algérienne statue en faveur d’un ressortissant chinois contre des travailleuses algériennes

En Algérie, le tribunal de Chéraga a poursuivi trois travailleuses pour menaces de mort, suite à une plainte déposée par un ressortissant chinois. Ce dernier les accuse de l’avoir menacé de mort après l’avoir retenu dans son bureau, l’empêchant d’en sortir, sur fond de différends liés à des rapports sexuels et à la régularisation de leur situation auprès de la Caisse de sécurité sociale. Selon les débats lors de l’audience, les faits remontent au 23 juin dernier. Un différend a éclaté entre le ressortissant chinois et les trois travailleuses, qui affirment avoir été employées par lui et avoir réclamé leurs droits professionnels, notamment leur affiliation à la sécurité sociale.

Les prévenues ont déclaré devant le tribunal qu’elles avaient des rapports sexuels avec lui et assuraient le nettoyage de son domicile ; cependant, il a refusé de régulariser leur situation auprès de la sécurité sociale. Elles se sont alors tournées vers l’Inspection du travail de Draria pour déposer plainte contre leur employeur. À leur grande surprise, selon leurs dires, le ressortissant chinois a déposé une plainte reconventionnelle les accusant de menaces de mort. Les prévenues dénoncent une procédure malveillante, affirmant n’avoir ni menacé ni agressé l’individu. Elles ont également précisé que le ressortissant chinois ne maîtrisait pas la langue arabe et que la communication s’effectuait par l’intermédiaire d’une traductrice. De son côté, le ministère public a requis une peine de six mois de prison ferme ainsi qu’une amende de 50 000 dinars à l’encontre des trois prévenues.

  Au Cameroun, les produits éclaircissants restent populaires malgré les risques et l’interdiction
Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les plus lus

To Top