Société

La pioche d’un agriculteur mène à un trésor pharaonique : l’Égypte le récompense par un pèlerinage à La Mecque (Omra)

Khaled El-Shahat Khalil travaillait sur un terrain lui appartenant, situé devant sa maison dans le village de Behbeit El-Hagara. Alors qu’il labourait la terre, sa pioche a heurté un bloc de pierre inhabituel ; après examen, il s’est avéré qu’il s’agissait de la tête d’une statue antique.
La découverte fortuite, faite par un agriculteur égyptien dont l’outil a heurté un bloc de pierre alors qu’il travaillait ses terres, a conduit à une trouvaille archéologique majeure datant de l’époque du roi Ramsès II, l’objet s’est révélé être un fragment d’une ancienne statue royale. L’agriculteur n’a pas hésité à alerter les autorités compétentes, déclenchant ainsi des fouilles de sauvetage qui ont permis de mettre au jour les vestiges de deux statues, vraisemblablement à l’effigie du même pharaon.

En reconnaissance de son intégrité et de sa décision de remettre ces découvertes aux autorités, le ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités a honoré l’agriculteur Khaled El-Shahat Khalil en lui offrant, ainsi qu’à son épouse, un voyage pour accomplir la Omra (petit pèlerinage à La Mecque). Les responsables ont salué ce geste, le qualifiant d’exemple de responsabilité citoyenne et de contribution à la préservation du patrimoine archéologique. Tout a commencé lorsque Khaled El-Shahat Khalil travaillait sur un terrain lui appartenant, situé devant sa maison dans le village de Behbeit El-Hagara, rattaché au district de Samanoud, dans le gouvernorat de Gharbeya (nord de l’Égypte). En labourant le sol, sa pioche a heurté un bloc de pierre inhabituel ; après examen, il s’est avéré qu’il s’agissait de la tête d’une statue antique.

L’agriculteur s’est empressé de contacter le service des antiquités de Behbeit El-Hagar pour signaler sa découverte, plutôt que de conserver l’objet ou d’en disposer à sa guise. Cette démarche a permis aux autorités d’intervenir, d’examiner le site et de prendre les mesures nécessaires. Le journal égyptien « Youm7 » rapporte les propos de Khalil, qui a exprimé sa fierté quant à son geste, soulignant qu’il n’a pas hésité à signaler la découverte par souci de préserver le patrimoine de son pays. Il a affirmé avoir fait le meilleur choix possible, tout en insistant sur la capacité de l’Égypte à protéger ses antiquités.

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