Les autorités camerounaises ont annoncé l’interdiction de la vente de motos dépourvues de plaques d’immatriculation. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la criminalité et vise à limiter les agressions commises par des bandes organisées de conducteurs de motos-taxis. Cette décision intervient dans un contexte de préoccupations croissantes concernant la situation sécuritaire à Yaoundé, la capitale, et ses environs. Le ministre camerounais de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a annoncé cette mesure, soulignant la volonté des autorités de durcir le contrôle sur la vente de deux-roues. L’objectif est de réduire les crimes graves dans lesquels seraient impliqués certains conducteurs de motos-taxis.
Le ministre a affirmé sa détermination à mettre fin à ce qu’il a qualifié de « laxisme » ambiant, tout en mettant en garde les commerçants contre toute infraction à cette nouvelle règle : « Si une moto est vendue sans plaque d’immatriculation, le magasin sera fermé et son propriétaire sera poursuivi pour complicité ». La décision a suscité des inquiétudes chez certains commerçants quant à l’impact sur leurs activités ; plusieurs clients ont d’ailleurs quitté les points de vente après avoir été informés de ces nouvelles restrictions. Blaise Etoua, un vendeur de motos à Yaoundé, a rapporté que deux clients sont partis après avoir appris qu’il leur était impossible d’acheter un engin sans plaque d’immatriculation, « Nous leur avons expliqué qu’il était impossible de vendre une moto sans plaque ; ils sont donc allés l’acheter ailleurs. C’est une situation pénible », a confié M. Etoua, faisant référence aux pertes commerciales potentielles engendrées par l’application de cette mesure.
En revanche, cette mesure a été accueillie favorablement par les usagers des motos-taxis, qui y voient une étape nécessaire pour renforcer leur sécurité et limiter les agressions dont ils sont victimes. Dans ce contexte, Patrick, qui a subi une violente agression dans le quartier de Nkolbisson il y a quelques jours, a relaté les détails de l’incident survenu alors qu’il empruntait une moto-taxi. « Cent mètres après mon départ, le conducteur a pris un complice à bord.