Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré ce lundi que des attaques dans le nord de l’Éthiopie — au cours desquelles des enfants, dont un nouveau-né, auraient été tués — poussent le système de santé, déjà fragile dans la région, un peu plus près de l’effondrement. La reprise des combats a entraîné l’effondrement de l’accord de paix conclu en novembre 2022 entre le gouvernement fédéral et les forces rebelles de la région du Tigré, ravivant les craintes d’un conflit de plus grande ampleur.
Dans une déclaration publiée sur la plateforme « X », M. Ghebreyesus a indiqué que des enfants figuraient parmi les personnes qui auraient été tuées dans le camp de déplacés « Jari 2 », situé dans la région de l’Amhara. Par ailleurs, de nombreuses personnes auraient également été tuées à Rama, dans la région voisine du Tigré, alors qu’elles tentaient de se procurer de la nourriture. M. Ghebreyesus n’a fourni ni bilan global des victimes, ni dates précises pour ces attaques, et n’a pas non plus identifié les auteurs. Il a toutefois fait état, de manière générale, d’attaques menées par des drones et de pertes civiles devenues fréquentes à travers l’Éthiopie.
Aucune réaction officielle du gouvernement ni déclaration publique concernant ces attaques n’a été immédiatement formulée.
M. Ghebreyesus a précisé que les hôpitaux du nord manquent cruellement de personnel soignant, de médicaments et d’équipements. Les services d’ambulance sont extrêmement limités, et l’insécurité entrave l’acheminement des fournitures médicales. L’OMS et d’autres agences des Nations unies s’efforcent actuellement d’acheminer des approvisionnements supplémentaires. Il a ajouté : « Les civils doivent être protégés, et les travailleurs de santé ainsi que les fournitures humanitaires doivent pouvoir accéder aux personnes qui en ont besoin ».