Société

Soudan : le retrait des eaux du Nil perturbe les prises d’irrigation à Dongola

La localité de Dongola, située dans l’État du Nord au Soudan, a entrepris des travaux de creusement pour rétablir l’accès aux eaux du Nil vers des terres agricoles dans les zones d’Aqja et de Maragha. Cette intervention fait suite au retrait du cours d’eau et à l’apparition de bancs de sable qui ont entravé l’irrigation. Selon un rapport local publié le 31 octobre dernier, les autorités et les habitants ont contribué à fournir le carburant nécessaire à l’engin de terrassement utilisé pour ces travaux, les « Comités de résistance » de Dongola, dans des déclarations rapportées par le site *Nabd Al-Sudan*, ont indiqué que la baisse du niveau des eaux a empêché les pompes de fonctionner, tandis que des puits se sont asséchés et que des vergers et des cultures ont subi des dommages. Ils ont critiqué la réaction du gouvernement de l’État, réclamant la fourniture de pompes adaptées aux faibles niveaux d’eau ainsi que l’étude de sources hydriques alternatives pour les agriculteurs.

Ce problème survient alors que se prépare la saison agricole d’hiver 2026–2027. Selon le ministère de la Production et des Ressources économiques — cité par l’Agence de presse soudanaise (SUNA) — le plan établi à l’échelle de l’État prévoit la culture de 1,1 million de feddans, dont 320 000 feddans de blé et 120 000 feddans de fèves, en plus de cultures maraîchères, d’épices et de fourrages. Un rapport d’*Al Arabiya.net* fait également état d’un retrait des eaux au large d’Al-Matamma, dans l’État du Nil, ainsi que de l’apparition d’étendues sableuses dans le Nil Bleu, près de Wad Madani, dans l’État d’Al-Jazira. Toutefois, aucune mesure comparative n’est fournie pour quantifier l’ampleur de ce recul sur ces sites. L’expert en agriculture et en environnement, Talat Dafallah Abdel Majid, a expliqué au site que les bancs de sable apparaissant à la surface du fleuve ne constituent pas nécessairement des dépôts récents.

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Les scénarios possibles incluent l’exposition de dépôts anciens suite à la baisse du niveau de l’eau, l’accumulation de nouveaux sédiments, ou encore le déplacement du chenal principal (la partie la plus profonde du cours d’eau) loin des prises d’eau destinées à l’irrigation. Il convient de bien distinguer la baisse du niveau d’eau, l’éloignement du courant et l’obstruction des canaux d’alimentation, car chaque situation nécessite une intervention spécifique.

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