Le président du Liberia, Joseph Boakai, ainsi que plusieurs de ses principaux collaborateurs, ont brillé par leur absence lors de la célébration de la Journée du drapeau national, qui a lieu chaque année le 24 août pour commémorer le premier hissage du drapeau du pays en 1847. Cette absence du président, du président de la Chambre des représentants et de la présidente du Sénat a suscité une vive inquiétude et un large débat sur l’engagement du gouvernement envers les symboles nationaux et les traditions historiques du pays.
Cette année, bien que l’anniversaire du drapeau ait eu lieu le dimanche 24 août, les cérémonies officielles ont été organisées le lundi 25 août dans la salle du Centenaire à Monrovia, la capitale. Malgré le retour du président Boakai de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD) la veille de l’événement national, il n’a pas assisté à cette célébration, tout comme plusieurs de ses principaux collaborateurs. Le ministre de la Justice a représenté le président de la République, accompagné du procureur général et de quelques conseillers. Cependant, cette représentation a été perçue comme un manque de considération pour l’anniversaire et l’événement, qui revêt une importance symbolique particulière dans l’histoire du pays.
Dans son discours prononcé au nom du président, le ministre de la Justice a déclaré que le Liberia était autrefois une étoile brillante en Afrique, mais que l’instabilité politique avait entraîné de graves revers, détournant le pays de sa trajectoire de développement et de prospérité, il a ajouté que le pays, qui célèbre le 178e anniversaire de son drapeau, se doit de reconstruire le tissu national et de s’unir face aux défis et aux appels à la division. De son côté, le président de la Cour spéciale chargée des crimes économiques et de guerre, le Dr Barbu, a exprimé son regret face à l’absence des principaux dirigeants et responsables politiques lors de cet anniversaire.
