Nous avons déjà abordé dans des sujets précédents les raisons du désintérêt des jeunes Algériens pour le mariage et la propagation du célibat forcé chez les femmes, où les statistiques enregistrent plus de dix millions de femmes célibataires non mariées âgées de 18 à 45 ans, cela a entraîné la prolifération de la prostitution, tant masculine que féminine, ainsi que l’apparition massive d’enfants métis de toutes origines qui encombrent les rues de la République, reflétant la diversité des nationalités et des races qui ont visité notre pays et y ont semé le désordre…
Pour la première fois, nous allons parler d’un type de divorce classé selon le critère de la couleur : il s’agit du mariage gris. Ce terme, qui a beaucoup circulé récemment à la télévision et sur les réseaux sociaux, n’est pourtant pas nouveau. Il s’agit d’un héritage culturel ancien en Algérie. En résumé, le mariage gris désigne les unions contractées uniquement pour l’intérêt et le profit, où les époux se répartissent les rôles de façon formelle et hypocrite : la femme subvient aux besoins du foyer en vendant son corps et son honneur ; en contrepartie, le mari sert de couverture et de voile légal à cette profession historique exercée par son épouse.
Mme Dalila Hussein, conseillère conjugale expérimentée en Algérie, explique qu’à travers sa longue pratique d’accompagnement familial et ses rencontres avec des couples de tous âges et des deux sexes, les causes de la propagation du mariage gris dans notre société diffèrent de celles observées dans les pays occidentaux. Parmi ces causes :
– Le chômage du mari et son faible (voire inexistant) niveau d’éducation ;
– L’abandon par le mari de ses responsabilités conjugales : il ne travaille pas, ne fait pas de commerce, n’assume même pas ses devoirs conjugaux au lit, n’est pas jaloux des « visiteurs » et étrangers qui défilent dans le lit de sa femme ;
– Et le comble : la femme déborde de tendresse, de sensualité et de féminité, alors que le mari est froid, insensible, sans désir ni émotion, bien souvent, les penchants du mari algérien sont homosexuels : il est lui-même passif et non actif comme le sont les vrais hommes.
Dans ces cas-là, la famille devient riche grâce à des revenus diversifiés : les deux conjoints exercent la prostitution florissante du pays, leur sale métier prospère, ils forment une famille métissée de toutes races et accumulent des devises étrangères de toutes sortes – du dollar américain au shilling kényan en passant par la roupie indienne. Tout cela se déroule avec la bénédiction des généraux et du gouvernement qui facilitent l’obtention de licences légales pour l’exercice de la prostitution réglementée, afin que tout le monde y gagne : le gouvernement du président Tebboune et le peuple floué, dans le cadre d’une politique du gain rapide et de la dépendance à des revenus matériels autres que le pétrole et le gaz…