Politique

Une délégation de la CEDEAO se rend en Guinée-Bissau au milieu des désaccords sur la période de transition

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et le président sierra-léonais Julius Maada Bio ont visité, samedi 10 janvier, la capitale Bissau dans le cadre d’une mission conjointe au nom de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), 45 jours après le coup d’État militaire qui a interrompu le processus électoral en cours en Guinée-Bissau. Aucun communiqué officiel n’a été publié à l’issue de la visite, mais des sources bien informées ont indiqué que les deux présidents ont tenu des réunions avec les officiers militaires qui ont pris le pouvoir, ainsi qu’avec plusieurs personnalités importantes de l’opposition politique. L’objectif de cette visite était de faire progresser plusieurs questions sensibles liées à la gestion de la période de transition et à la résolution de la crise politique dans le pays.

Au cours des discussions, la délégation de la CEDEAO a appelé à la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques, estimant que leur maintien en détention sape tout climat de confiance susceptible de préparer une solution politique globale. En réponse, le conseil militaire au pouvoir a exprimé sa préférence pour une approche graduelle dans le traitement de ce dossier, sans s’engager sur un calendrier précis. Selon les informations disponibles, plusieurs personnes arrêtées fin novembre dernier ont été libérées, mais le principal leader de l’opposition, Domingos Simões Pereira, président du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), reste en détention. Les deux présidents ont également pu lui rendre visite, de même qu’à Fernando Dias, candidat à la récente élection présidentielle, qui se trouve toujours réfugié à l’ambassade du Nigeria à Bissau.

  La CEDEAO discute avec les militaires nigériens d'une période transitoire de 18 mois

Cette visite intervient alors que les mises en garde des organisations non gouvernementales locales et internationales se multiplient concernant la dégradation de la situation des droits humains depuis le coup d’État. Dans ce contexte, Sabino Gomes Júnior, membre de la plateforme « Pacto Social » qui regroupe des associations et organisations de la société civile, a déclaré que les violations des droits humains connaissaient une augmentation notable. Il a ajouté : « Nous ne comprenons pas comment un jeune comme Luís, par exemple, peut être agressé par des soldats.

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