Politique

L’opposition rejette les résultats des élections générales en République centrafricaine et qualifie le scrutin de « mascarade »

Plus de deux semaines après la tenue des élections générales en République centrafricaine, qui se sont déroulées le 28 décembre 2025, le Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) est sorti de son silence pour annoncer son rejet catégorique des résultats provisoires publiés par l’Autorité nationale des élections (ANE). Les forces d’opposition, qui avaient appelé auparavant au boycott de ce scrutin, affirment que ces résultats ne reflètent pas la volonté du peuple, elles qualifient l’ensemble du processus électoral de « mascarade » totalement dépourvue des normes les plus élémentaires de transparence et d’intégrité.

Le BRDC accuse l’Autorité nationale des élections d’avoir organisé un scrutin truqué, directement influencé par le pouvoir en place. Selon le bloc, l’ANE a perdu toute indépendance et n’est plus en mesure de garantir le respect des textes légaux régissant le processus électoral, le regroupement exprime également de fortes réserves quant au rapport des observateurs de l’Union africaine sur le scrutin, qu’il décrit comme un document « fantaisiste » et peu fiable, laissant entendre une possible complicité entre l’autorité électorale et les autorités au pouvoir. La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) n’a pas été épargnée par les critiques de l’opposition, qui l’accuse de partialité et de cautionner un processus électoral jugé non équitable.

Dans un contexte de tensions politiques croissantes, le Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) appelle à l’ouverture d’un dialogue politique inclusif avec les autorités, afin d’apaiser la situation et de remettre le pays sur la voie démocratique. Ce communiqué constitue la première prise de position publique du regroupement depuis le lancement de la campagne électorale le 13 décembre 2025. Le BRDC regroupe 14 partis d’opposition ainsi que plusieurs organisations de la société civile. Il insiste dans son communiqué sur le fait que ce qui s’est passé ne peut être considéré comme de véritables élections. Le porte-parole du bloc, Martin Ziguélé, a déclaré à propos des événements : « Le 28 décembre 2025, tout le monde a pu constater ce que le bloc dénonçait depuis le début : l’Autorité nationale des élections est incapable de résister à la volonté du gouvernement.

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