Politique

Dialogue politique en vue des élections présidentielles au Congo-Brazzaville

À moins d’un mois des élections présidentielles prévues en mars en République du Congo, plusieurs personnalités politiques du parti au pouvoir et de l’opposition ont entamé des dialogues préliminaires à Gambala, dans le centre du pays. Cette réunion de quatre jours, du 16 au 19 février, vise à instaurer un climat politique propice à la tenue d’un scrutin présidentiel pacifique et sans heurts. Ces préparatifs interviennent dans un contexte marqué par la candidature du président Denis Sassou Nguesso, 82 ans, qui dirige le pays depuis plus de quarante ans. Ce contexte confère à ce dialogue une importance particulière, compte tenu des appels croissants à la transparence du processus électoral. Les participants sont arrivés à Gambala par avion le lundi 16 février. Gambala est située à plus de 350 kilomètres de la capitale, Brazzaville.

Le Premier ministre Anatole Colinette Makusu a présidé la séance d’ouverture, qui a réuni plus d’une centaine de personnalités politiques. Il a souligné que l’objectif principal de la réunion est de renforcer la communication entre les différentes parties. Dans son discours, il a déclaré : « La consultation renforce les relations entre les parties prenantes et favorise une coopération politique plus efficace, contribuant ainsi à une société plus pacifique. Pour y parvenir, nous devons dépasser nos émotions, nos préjugés et notre intransigeance ». Il est d’usage que les autorités organisent de telles réunions avant les élections majeures, appelées « dialogue politique » ou « consultation », dont l’objectif est généralement de garantir le bon déroulement des élections présidentielles.

Cependant, le dialogue actuel a été marqué par l’absence de deux des six candidats de l’opposition, leurs partis n’ayant pas reçu l’autorisation du ministère de l’Intérieur pour y participer. Par ailleurs, Giscard d’Estaing, candidat du Mouvement républicain (MR), parti d’opposition, a appelé au respect des conclusions du dialogue et à la mise en œuvre concrète de ses recommandations. Il a déclaré : « Nous souhaitons que les recommandations issues de cette consultation soient automatiquement appliquées aux prochaines élections, contrairement à ce qui s’est passé par le passé. » L’opposition réitère sa demande d’adoption du vote biométrique en lieu et place du vote manuel traditionnel, une revendication qui reste à ce jour sans réponse.

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