Politique

L’Iran se retire des manœuvres navales sous la pression américaine sur l’Afrique du Sud

L’Afrique du Sud a demandé à l’Iran de retirer ses navires de guerre des manœuvres navales « Volonté de paix 2026 » en cours au large de ses côtes, une décision largement perçue comme une réponse aux pressions américaines suite à la menace du président Donald Trump d’imposer des droits de douane généralisés aux pays commerçant avec Téhéran. Ces manœuvres, accueillies par la Chine et menées à proximité de la base navale de Simon’s Town, près du Cap, ont été qualifiées de manœuvres « BRICS+ » avec la participation de la Russie, de la Chine, de l’Afrique du Sud, de l’Iran, des Émirats arabes unis et d’autres partenaires.

Cependant, Pretoria a confirmé que les trois navires de guerre iraniens, arrivés la semaine dernière, ne participeront pas aux exercices avec munitions réelles et se limiteront à un rôle d’observateur. Cette décision intervient seulement quelques jours après l’avertissement de Trump sur la plateforme « Truth Social », dans lequel il déclarait : « Tout pays qui entretient des relations commerciales avec la République islamique d’Iran devra payer 25 % de droits de douane sur l’ensemble de ses transactions commerciales avec les États-Unis d’Amérique », qualifiant cette mesure de « définitive et irrévocable ». Ces déclarations ont suscité une vive inquiétude à Pretoria, déjà confrontée à des tensions dans ses relations avec Washington. Par ailleurs, les États-Unis ont condamné la répression violente par Téhéran des récentes manifestations antigouvernementales, ce qui a accru la sensibilité de la décision sud-africaine. Les gouvernements occidentaux ont critiqué le groupe des BRICS pour l’organisation de manœuvres militaires, arguant que ce groupe a été créé comme une alliance économique.

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L’adhésion de l’Iran aux BRICS en 2024 a encore accentué ces tensions. Les responsables sud-africains affirment que la demande de retrait de l’Iran a été faite en concertation avec Téhéran et avant le déclenchement des dernières manifestations. Néanmoins, cette décision met en lumière la situation délicate dans laquelle se trouve Pretoria : préserver ses relations avec les autres membres des BRICS tout en évitant des mesures punitives de la part de Washington, alors que son économie dépend fortement du marché américain.

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