Politique

Bénin : l’Assemblée nationale à venir dépourvue de toute représentation de l’opposition

L’Assemblée nationale à venir au Bénin sera totalement dépourvue de membres appartenant à l’opposition, après l’échec du principal parti d’opposition, le Parti Démocratique, à atteindre le seuil légal requis pour entrer au Parlement. La loi électorale béninoise exige qu’un parti obtienne au moins 20 % des voix dans chacune des 24 circonscriptions électorales pour pouvoir obtenir des sièges parlementaires. Selon les résultats préliminaires, le Parti Démocratique n’a pas atteint ce seuil dans aucune circonscription, obtenant en moyenne environ 17 % des voix, ce qui l’a privé de toute représentation au Parlement malgré un total d’environ 450 000 voix au niveau national.

En conséquence, les partis regroupés sous la bannière de la majorité présidentielle se partageront l’ensemble des 109 sièges : l’Union Progressiste pour le Renouveau (UP-R) obtient 60 sièges, tandis que le Bloc Républicain (BR) en obtient 49. Pour la deuxième fois sous le mandat du président Patrice Talon, le Parlement béninois se retrouve dans une situation ressemblant à un système à parti unique, sans aucun député d’opposition au sein de l’Assemblée nationale. Cette situation rappelle les élections de 2019, lorsque l’Assemblée nationale avait été qualifiée de parlement à parti unique en raison de l’absence de participation de l’opposition.

De son côté, Guy Mitokpè, secrétaire aux communications du Parti Démocratique, a exprimé son refus de voir son parti absent de la prochaine législature, renouvelant ses critiques envers la loi électorale, en particulier la condition du seuil de 20 % dans chaque circonscription, il a déclaré à ce sujet : « La loi électorale était discriminatoire et dangereuse, et je confirme qu’elle ne fait pas honneur à notre pays », en plus de son objection au cadre législatif, Mitokpè a accusé le gouvernement de chercher à affaiblir politiquement son parti, estimant que les pressions et les harcèlements n’ont pas empêché le parti de démontrer sa présence populaire. Il a ajouté : « Le gouvernement ne cherche pas un bouc émissaire pour dire que le Parti Démocratique a été totalement affaibli par cette pression. Nous avons réussi, malgré tout, à dépasser le seuil de 10 % ».

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