Politique

L’opposition exige des éclaircissements sur la prolongation de l’état d’urgence dans le nord du Togo

Le Parlement togolais a approuvé en première lecture un projet de loi autorisant la prolongation de douze mois de l’état d’urgence dans l’extrême nord de la région de Savane. Le gouvernement justifie cette décision par la persistance des menaces sécuritaires dans la région, affirmant que « le Togo ne capitulera pas » face aux attaques qui ravagent les zones frontalières avec le Burkina Faso depuis juin 2022, date de la première proclamation de l’état d’urgence. Bien que le projet de loi doive encore être approuvé par le Sénat avant son adoption définitive, la prolongation de l’état d’urgence a suscité la controverse au sein de l’Assemblée nationale.

Plusieurs députés de l’opposition ont voté contre, notamment Brigitte Adjamagbo Johnson, membre du parti Dynamiques pour le Peuple Majoritaire (DMP), présente à la séance plénière. Mme Johnson a affirmé n’avoir pas reçu d’explications suffisantes quant aux conséquences d’une quatrième prolongation consécutive de l’état d’urgence. Elle s’est interrogée sur son impact sur l’activité économique de la région et ses répercussions sur les droits et libertés individuels. Elle a également demandé l’envoi d’une mission parlementaire dans la région de Savannah afin d’évaluer la situation sur place. En réponse, une source gouvernementale a précisé que les parlementaires étaient libres de circuler dans tout le pays, indiquant que le contexte régional instable justifiait le maintien des mesures exceptionnelles, malgré une relative diminution des attaques.

Les mesures imposées dans le cadre de l’état d’urgence comprennent des couvre-feux et un renforcement des mesures de sécurité aux abords des écoles. Selon l’Assemblée nationale, l’état d’urgence a contribué à renforcer les capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité face aux menaces. Fin janvier, le président Faure Gnassingbé a rendu hommage aux soldats morts lors des attentats de l’année précédente, sans toutefois révéler le nombre total de victimes.

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