Le Groupe de coordination arabe et le Groupe de la Banque africaine de développement ont exprimé, hier mardi à Abidjan, leur volonté commune d’élever leur partenariat à un niveau plus stratégique, au bénéfice du développement du continent africain. Cette annonce figure dans la déclaration commune qui a conclu les travaux d’une réunion consultative de haut niveau. Celle-ci a réuni des responsables de haut rang et les présidents des institutions membres du Groupe de coordination arabe, ainsi que des représentants du Groupe de la Banque africaine de développement. Les deux parties ont réaffirmé leur intention de créer une plateforme commune pour passer d’une coopération fragmentée à une approche d’investissement conjoint et programmatique à grande échelle, en phase avec les priorités de développement économique du continent.
Cette réunion consultative intervient à un moment où l’Afrique fait face à un creusement du déficit de financement du développement, et à un besoin urgent de mobiliser des capitaux à grande échelle pour soutenir l’accès à l’énergie, renforcer la résilience face au changement climatique, assurer la sécurité alimentaire, promouvoir l’intégration régionale et favoriser une croissance portée par le secteur privé. Les discussions ont également reflété l’ambition collective des membres du Groupe de coordination arabe d’intensifier leur engagement en Afrique grâce à une approche plus coordonnée, plus impactante et plus incitative, passant de la coopération à l’investissement conjoint à grande échelle.
Les échanges ont souligné la nécessité de permettre au Groupe de coordination arabe et à la Banque africaine de développement de consolider le financement arabo-africain conjoint, en combinant leurs bilans publics, leurs capacités de financement à long terme et contracycliques, leur expertise sectorielle et leurs plateformes pays, afin de mobiliser des investissements publics et privés plus importants et mieux coordonnés au service des priorités d’investissement pour le développement en Afrique. La réunion a exploré les moyens de créer des voies pratiques pour renforcer la préparation conjointe des projets, coordonner les opérations de financement, intensifier le dialogue sur les politiques, tirer parti des avantages comparatifs et soutenir les agendas de développement portés par les États, tout en garantissant que les investissements produisent un impact tangible et renforcent les capacités de résilience à long terme.