Politique

RDC : les milices Wazalendo entrent à Uvira après le retrait du M23

La ville d’Uvira, située dans l’est de la République démocratique du Congo, a vu l’entrée des milices Wazalendo, alliées à l’armée congolaise, dans la matinée du dimanche 18 janvier, soit un jour après le retrait des derniers éléments du Mouvement du 23 mars (M23) de la ville. Des rapports locaux ont fait état de pillages et de tirs sporadiques durant les premières heures suivant l’arrivée des miliciens. Le M23 avait pris le contrôle d’Uvira, deuxième plus grande ville de la province du Sud-Kivu, au début du mois de décembre dernier. Le mouvement avait ensuite annoncé son retrait, sous la pression des États-Unis, dans un contexte de fortes craintes parmi la population d’une possible explosion de troubles sécuritaires durant la phase de transition.

À leur entrée dans la ville, les combattants des milices Wazalendo ont tiré en l’air, dans le but d’annoncer leur présence et de tester une éventuelle réaction de restes du M23. Selon les mêmes sources, aucune confrontation ni réaction n’a été enregistrée de la part des éléments du mouvement rebelle. Les miliciens Wazalendo sont entrés dans Uvira dès l’aube du dimanche. Certains habitants ont été vus en train de les accueillir le long des routes menant à la ville. Certains combattants portaient des uniformes militaires, tandis que d’autres étaient en tenue civile et étaient armés de fusils ou d’arcs et de flèches. Plus tard dans la matinée du même jour, des unités des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) sont arrivées dans la ville. Des soldats ont été observés dans plusieurs quartiers d’Uvira ainsi qu’au port de Kalundu, à partir du début de l’après-midi.

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Dans ce contexte, des actes de pillage ont été signalés : de nombreux habitants se sont dirigés vers des bâtiments administratifs abandonnés précédemment occupés par le M23 avant son retrait, notamment le tribunal et le port de Kalundu. Le mouvement rebelle et les autorités de Kinshasa se sont mutuellement accusés d’être responsables de ces pillages. L’armée congolaise a tenté de limiter ces actes en utilisant des haut-parleurs pour appeler la population au calme. Selon des sources locales, la situation a commencé à se stabiliser à la tombée de la nuit.

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