Economie

La RDC lance un audit des salaires du secteur public suite aux avertissements du FMI

Le président Félix Tshisekedi a lancé un audit complet des salaires du secteur public et de la fonction publique après que le Fonds monétaire international (FMI) a émis un avertissement alarmant concernant l’explosion de la masse salariale, qui dépasse désormais la moitié du budget national, exerçant une pression croissante sur les finances publiques. M. Tshisekedi a fait cette annonce lors d’une réunion du Conseil des ministres, soulignant l’urgence de s’attaquer au problème des salaires afin de préserver la viabilité des finances publiques et d’assurer le versement ponctuel des salaires dans un contexte économique précaire.

Cette décision intervient alors que le FMI soutient la RDC par le biais d’un mécanisme élargi de crédit (MEC) et de programmes de renforcement de la résilience, qu’il a liés à une série de réformes nécessaires et rapides. L’audit à venir révélera les écarts entre le nombre d’employés officiellement inscrits au budget et le nombre réel de salariés en poste. Ces dernières années, de nombreuses nominations au sein du gouvernement ont été effectuées sans tenir compte des effectifs réels, et les augmentations de salaire ont été prononcées sans aucun mécanisme de contrôle. Il en a résulté une forte inflation de la masse salariale, dans un contexte de ressources financières limitées, ce qui pèse lourdement sur les finances publiques.

Selon le compte rendu du Conseil des ministres, ces déséquilibres exposent le système salarial à des risques de perturbations, susceptibles de provoquer des troubles sociaux en cas de retard ou de non-paiement des salaires. Le président Tshisekedi a toutefois souligné que cette procédure de révision n’a nullement pour but de sanctionner les fonctionnaires titulaires, mais plutôt de garantir que chaque paiement corresponde à un travail effectif et à des services authentiques, assurant ainsi la sécurité et la stabilité des paiements à long terme. Le Premier ministre a été chargé de superviser ce processus en coordination avec l’Inspection générale des finances et les organismes gouvernementaux compétents, et dispose de trente jours pour publier ses conclusions et soumettre le rapport final.

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