Le Trésor national a officiellement lancé lundi l’Introduction en Bourse (IPO) de la Kenya Pipeline Company (KPC) à la Bourse de Nairobi (NSE). Cette transaction marque une série de premières historiques : il s’agit de la plus grande IPO de l’histoire de la bourse et de la toute première réalisée entièrement via une plateforme électronique (e-IPO), signant un bond numérique pour les marchés de capitaux du Kenya. Le gouvernement cède une participation de 65 % dans cet actif stratégique d’infrastructure énergétique en proposant environ 11,81 milliards d’actions ordinaires au public. Ces actions sont proposées au prix de 9 KES chacune, le gouvernement visant une levée de fonds substantielle pour soutenir le budget national.
Pour booster le moral des employés, l’IPO inclut un Plan d’actionnariat salarié où 5 % des actions offertes au total sont réservées spécifiquement aux employés éligibles de KPC, afin d’aligner leurs intérêts sur les performances futures de l’entreprise. La période d’offre s’ouvre officiellement aujourd’hui, le 19 janvier 2026, et est prévue pour se clore le 19 février 2026. Après la clôture de l’offre, la cotation et les échanges des actions de KPC à la Bourse de Nairobi devraient commencer le 9 mars 2026. Cette IPO intervient dans un contexte de fort sentiment haussier à Nairobi, la capitalisation boursière de la NSE ayant récemment dépassé le seuil des 3 000 milliards de Ksh fin 2025.
John Mbadi, secrétaire de cabinet au Trésor national du Kenya, a décrit cette opération comme une transformation d’une « entreprise d’État en une entreprise détenue par le peuple ». « En ouvrant la Kenya Pipeline Company à la propriété publique, nous renforçons l’entreprise, approfondissons nos marchés de capitaux et donnons aux Kenyans l’opportunité de participer directement à l’un des actifs d’infrastructure les plus stratégiques du pays », a déclaré Mbadi lors de la cérémonie de lancement. Les fonds levés sont destinés au Trésor national pour soutenir le budget de l’exercice financier 2025/26, en ciblant spécifiquement les infrastructures viables sur le plan commercial dans les secteurs de l’énergie, des routes et de l’eau.