Dans une décision inédite, un tribunal des affaires familiales égyptien a affirmé le droit des enfants à suivre le rythme des progrès technologiques. Le tribunal a ordonné à un père égyptien de payer 48 000 livres égyptiennes pour l’achat d’un ordinateur portable destiné à sa fille, le considérant comme un outil pédagogique essentiel et indispensable à l’ère moderne. Abdel Hamid Rahim, l’avocat qui a intenté l’action en justice, a expliqué que le tribunal avait fondé sa décision sur le principe juridique selon lequel « ce qui est indispensable à l’exécution d’une obligation est obligatoire ».
Il a souligné que le financement de l’éducation et des dépenses connexes est un devoir paternel, ajoutant que l’éducation, dans le système moderne, ne peut se dérouler efficacement sans ordinateur, faisant ainsi de son acquisition une obligation légale et religieuse pour le père. Il convient de noter que les progrès technologiques considérables et le développement du système éducatif en Égypte ont fait des ordinateurs portables un élément fondamental de l’enseignement primaire et secondaire. Elles ne sont plus seulement un outil de loisirs, mais un instrument d’émancipation permettant aux élèves d’acquérir des connaissances et de s’en servir pour leurs études et leurs recherches, devenant ainsi une composante essentielle de la vie universitaire.
Cette décision de justice s’inscrit dans le cadre du plan ambitieux du ministère de l’Éducation, mis en œuvre depuis 2018, visant à distribuer des tablettes aux élèves du secondaire et à transformer les programmes scolaires en supports interactifs grâce à la Banque égyptienne du savoir, il convient également de noter que la pandémie de COVID-19 et les difficultés qui en ont découlé ont consolidé le concept de « classes virtuelles », où les cours, les examens et le dépôt des travaux de recherche se font désormais entièrement en ligne, plongeant les élèves sans ordinateur dans un isolement éducatif.