Le gouvernement ougandais a défendu les mesures de sécurité strictes mises en place après les élections générales, notamment les arrestations et les coupures d’Internet. Il a nié toute répression politique et affirmé que ces actions étaient nécessaires au maintien de l’ordre public et à la lutte contre ce qu’il a qualifié de « bandes criminelles », dans un communiqué publié le mardi 27 janvier 2026, le ministre ougandais de l’Information, Chris Baryomunsi, a rejeté les accusations de répression contre l’opposition. Il a justifié les arrestations et les restrictions d’accès à Internet comme faisant partie d’une « lutte contre les bandes criminelles » qui, selon lui, instrumentalisaient l’activité politique pour inciter aux troubles après les élections du 15 janvier.
« Il ne s’agit pas de répression politique ; il s’agit de maintenir l’ordre public face aux bandes », a déclaré M. Baryomunsi, ajoutant que l’État avait la responsabilité de prévenir le chaos et de préserver la stabilité. Dans sa déclaration, le ministre a salué ce qu’il a qualifié de « calme du peuple ougandais », soulignant que des « incidents isolés » s’étaient produits, qui, selon lui, auraient pu menacer l’ordre public sans l’intervention des forces de sécurité. Parallèlement, la déclaration a félicité le président Yoweri Museveni pour sa réélection et le parti au pouvoir, le Mouvement de résistance nationale (NRM), pour sa « victoire écrasante ».
Cette initiative, de l’avis des observateurs, vise à réaffirmer la légitimité du processus électoral, alors même que l’opposition conteste les résultats et que les critiques, tant locales qu’internationales, se multiplient concernant la situation sécuritaire et le respect des droits humains dans le pays. Le gouvernement maintient l’existence de « bandes » se dissimulant derrière des activités politiques, mais l’identité de ces groupes reste sujette à débat. Selon le ministre de l’Information, il s’agit de groupes criminels « se faisant passer pour des militants politiques », mobilisés pour « déstabiliser la sécurité » et provoquer des affrontements avec les forces de police. Les observateurs estiment que le discours officiel brouille délibérément la frontière entre activité politique légitime, incitation à la violence et crime organisé.