Politique

Tshisekedi cherche à contenir le conflit et à intensifier les efforts diplomatiques en Angola

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, est arrivé à Luanda, la capitale angolaise, le lundi 9 février, pour une visite de travail axée sur l’escalade du conflit dans l’est du Congo. Cette visite marque l’aboutissement d’une vaste tournée diplomatique qui l’a conduit dans au moins sept pays depuis le début de l’année. Au cours de cette tournée, le président congolais a cherché à obtenir de nouvelles sanctions contre des membres du mouvement M23 et des responsables rwandais, ainsi qu’à intensifier ses efforts pour isoler diplomatiquement Kigali.

Lors d’une longue réunion à Luanda, M. Tshisekedi s’est entretenu avec son homologue angolais, João Lourenço, qui occupera la présidence de l’Union africaine pendant quelques jours seulement avant de la céder au Burundi lors du sommet prévu les 13 et 14 février à Addis-Abeba. Les discussions entre les deux dirigeants ont porté sur l’évaluation de la situation sécuritaire au Nord et au Sud-Kivu et sur l’exploration des options pour relancer un processus politique menant à un cessez-le-feu durable. Le président togolais Faure Gnassingbé, chargé par l’Union africaine de la médiation dans cette crise, et l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, membre de l’équipe de facilitation œuvrant sous la coordination de M. Gnassingbé, ont participé aux pourparlers dans la capitale angolaise. Leur présence a donné un nouvel élan aux efforts africains pour contenir l’escalade de la violence dans l’est du Congo.

Malgré sa brièveté – seulement dix lignes –, le communiqué final publié à l’issue des réunions contenait plusieurs points clés. Les participants ont formellement autorisé l’Angola à entamer des consultations avec « toutes les parties congolaises impliquées » dans le conflit au Nord et au Sud-Kivu, afin de « créer les conditions nécessaires à un dialogue inter-congolais », une étape perçue comme un prélude à la relance du processus de négociation interne. La déclaration appelait les parties au conflit à déclarer un cessez-le-feu, dont la date de mise en œuvre serait fixée d’un commun accord. Elle soulignait également la nécessité de respecter les accords antérieurs, notamment l’Accord de Washington et les résolutions 2773 et 2808 du Conseil de sécurité, en tant que cadres fondamentaux pour le règlement de la crise.

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