Le Conseil de sécurité de l’ONU tient aujourd’hui, jeudi, une séance d’information publique sur l’évolution de la situation au Soudan, sous la présidence de la ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper. La Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques et à la consolidation de la paix, Rosemary DiCarlo, et le Directeur de la Division des crises et des interventions d’urgence du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), Edem Wosorno, présenteront des exposés sur les aspects politiques et humanitaires de la situation.
Un représentant de la société civile interviendra également, en mettant l’accent sur la situation des femmes dans le contexte du conflit, notamment l’escalade des violences sexuelles liées à la guerre. Le Soudan, l’Égypte, l’Arabie saoudite et la Turquie devraient participer à cette session, conformément à l’article 37 du Règlement intérieur du Conseil. Dans ce contexte, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdel-Aty, a qualifié la situation au Soudan de grave menace pour la paix et la sécurité internationales, soulignant qu’elle affecte directement la sécurité nationale égyptienne. Il a souligné que le Caire ne permettra pas une nouvelle désintégration de l’État soudanais et a réitéré son soutien à tous les efforts visant à mettre fin aux combats, notamment à un cessez-le-feu humanitaire immédiat.
Cette rencontre intervient alors que la guerre entre l’armée et les Forces de soutien rapide se poursuit depuis avril 2023 et s’est étendue de Khartoum au Darfour, au Kordofan et à d’autres régions, provoquant un effondrement généralisé des services et le déplacement de plus de 12 millions de personnes, dans un contexte d’alerte à la famine imminente lancée par l’ONU et d’accusations d’atrocités, en particulier au Darfour.