Ce chiffre représente une augmentation significative par rapport à l’estimation officielle publiée en novembre, qui faisait état d’environ 200 Kényans seulement ayant rejoint le front. Un rapport des services de renseignement présenté au Parlement kényan révèle que plus de 1 000 Kényans ont rejoint les rangs des combattants russes en Ukraine, la plupart ayant été attirés par des contrats de travail trompeurs. Ce chiffre représente une augmentation significative par rapport à l’estimation officielle publiée en novembre, qui faisait état d’environ 200 Kényans seulement ayant rejoint le front.
Ce chiffre actualisé est basé sur une enquête conjointe du Service national de renseignement et de la Direction des enquêtes criminelles, présentée aux parlementaires, et reflète l’ampleur du phénomène. Selon le résumé du rapport, lu par le chef de la majorité, Kimani Etchungwah, des « agences de recrutement et des individus mal intentionnés » continuent d’envoyer des Kényans au front. Des enquêtes médiatiques, dont un reportage publié par l’Agence France-Presse début février, ont révélé que des réseaux de recrutement proposaient à de jeunes Africains des emplois lucratifs en Russie, pour ensuite les contraindre à rejoindre les rangs des militaires et à combattre en première ligne en Ukraine.
Le reportage expliquait que les recrues voyageaient avec des visas de tourisme, transitant par Istanbul (Turquie) et Abou Dabi (Émirats arabes unis) avant d’arriver en Russie. Avec le renforcement de la sécurité à l’aéroport international de Nairobi, certains ont commencé à transiter par l’Ouganda, la République démocratique du Congo et l’Afrique du Sud pour éviter d’être repérés. Selon le reportage, les Kényans étaient attirés par des salaires mensuels d’environ 350 000 shillings kényans (environ 2 000 livres sterling), des primes allant de 900 000 à 1,2 million de shillings et la promesse d’une naturalisation russe. Concernant les pertes, le rapport indique que 39 Kenyans sont hospitalisés, 30 ont été rapatriés, 28 sont portés disparus, 35 se trouvent dans des camps ou des bases militaires, 89 combattent en première ligne, un a été arrêté et un autre a vu son contrat résilié.