Politique

Le chef d’état-major de l’armée ougandaise et fils du président s’en prend aux Forces de soutien rapide

Le général Muhoozi Kaynirugaba, chef d’état-major de l’armée ougandaise et fils du président Yoweri Museveni, a lancé une attaque virulente contre le commandant des Forces de soutien rapide, Mohamed Hamdan Dagalo, alias « Hemedti », le qualifiant, dans une série de tweets publiés sur la plateforme X, de « criminel taché du sang des Soudanais et des Africains ». Kaynirugaba a affirmé que les forces ougandaises travailleraient en étroite coordination avec l’armée soudanaise pour « venger les victimes et débarrasser le Darfour du terrorisme », soulignant que toute tentative des Forces de soutien rapide de remporter une victoire au Soudan « n’aura jamais lieu ».

Muhoozi est connu pour ses déclarations controversées, qu’il est souvent contraint de rétracter. En décembre 2024, il avait menacé d’« envahir Khartoum » dès l’entrée en fonction du président américain Donald Trump, une déclaration qualifiée d’« irresponsable » par le ministère soudanais des Affaires étrangères, ce qui avait contraint le gouvernement ougandais à présenter des excuses. L’accueil par le président ougandais du commandant des Forces de soutien rapide (FSR) au palais présidentiel d’Entebbe a suscité de vives critiques de la part de Khartoum, qui a qualifié cette initiative de « soutien direct au génocide » au vu des crimes documentés commis par la milice au Darfour.

Le ministère soudanais des Affaires étrangères a souligné que les violations commises par les FSR avaient déjà été condamnées par des organisations régionales et internationales, notamment l’Union africaine et l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD). La visite de Hemedti en Ouganda est intervenue après la publication d’un rapport de l’ONU accusant ses forces de génocide au Darfour. Il a appelé à une médiation africaine pour résoudre le conflit, affirmant que « la paix doit être instaurée en Afrique ». Cependant, ces appels ont coïncidé avec l’effondrement continu des efforts de cessez-le-feu. Selon les organisations internationales, les combats qui ont débuté en avril 2013 ont fait des dizaines de milliers de morts et plus de 11 millions de déplacés, engendrant la plus grande crise de faim et de déplacement de population au monde, tandis que le conflit continue de s’étendre à de nouvelles zones le long des frontières avec l’Éthiopie et le Tchad.

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