Politique

Gabon : Le chef de l’opposition dénonce le blocage des réseaux sociaux et engage une action en justice

L’ancien Premier ministre et chef de l’opposition gabonaise, Alain Claude Bilie-By-Nze, a dénoncé la décision de la Haute Autorité de la Communication de bloquer les réseaux sociaux dans le pays depuis le 18 février. Il a annoncé son intention d’engager une action en justice pour contester cette mesure, qu’il qualifie d’« illégale et anticonstitutionnelle ». Les autorités avaient bloqué plusieurs plateformes, dont Facebook et TikTok, pendant deux semaines, justifiant cette décision par des « cyberviolences » menaçant la stabilité du pays. Cette situation a entraîné d’importantes répercussions sociales et économiques.

M. Bilie-By-Nze, chef du parti « Ensemble pour le Gabon », a déposé une requête en référé auprès du tribunal de première instance de Libreville le 3 mars 2026, arguant que l’Autorité avait manifestement outrepassé ses pouvoirs. Dans une déclaration, il a affirmé : « Toute restriction des libertés doit reposer sur une décision de justice, ce qui n’a pas été le cas », soulignant que la Constitution gabonaise garantit la liberté de communication comme un droit fondamental. Il a ajouté qu’interdire l’accès aux réseaux sociaux à toute une population est « inacceptable », insistant sur le fait que ces plateformes sont devenues partie intégrante de la communication publique, privée et professionnelle, et ne peuvent être restreintes par décret administratif.

Il a expliqué que la régulation des contenus doit relever du pouvoir judiciaire, et non de décisions générales affectant l’ensemble du pays, le chef de l’opposition a également révélé que ses comptes Facebook certifiés avaient été supprimés pour la deuxième fois en quatre mois, annonçant son intention d’engager des poursuites judiciaires contre Facebook France. De son côté, la présidence gabonaise a qualifié la fermeture des réseaux sociaux de « mesure temporaire » visant à « réglementer leur utilisation » et à « établir une législation » pour les encadrer, compte tenu des menaces qu’elle qualifie de menace pour la sécurité et la stabilité nationales.

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