Politique

Le Soudan accuse l’Éthiopie de soutenir les Forces de soutien rapide dans l’État du Nil Bleu

Les autorités soudanaises accusent l’Éthiopie de soutenir les Forces de soutien rapide (FSR) suite aux récents développements militaires dans l’État du Nil Bleu, au sud-est du pays. Le 24 mars, les FSR ont annoncé avoir pris le contrôle de la ville d’Al-Karmouq, située à la frontière avec l’Éthiopie, après des affrontements qui ont débuté le 22 mars. Selon des sources sur le terrain, la prise d’Al-Karmouq par les FSR a été soutenue par le Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (SPLM-N), dirigé par Abdelaziz al-Hilu, au moment même où l’armée soudanaise se repliait sur ses positions arrière à Damazin, la capitale de l’État. Ces opérations ont permis aux forces d’attaque de s’emparer de plusieurs autres villes, marquant un changement significatif dans l’équilibre des forces au sein de l’État.

Ces événements ont ravivé les accusations soudanaises d’ingérence éthiopienne dans le conflit. Le gouvernement de l’État du Nil Bleu a confirmé dans un communiqué officiel que les forces ayant mené l’attaque « ont été lancées depuis le territoire éthiopien », précisant que « des véhicules militaires sont arrivés par l’aéroport d’Aroussa ». De son côté, le gouverneur de l’État du Nil Bleu, Abdel-Aati al-Faki, a souligné que les combattants impliqués dans l’attaque étaient « soutenus par l’Éthiopie », qualifiant les événements d’« invasion ». Il a expliqué que les combats avaient provoqué des déplacements massifs de population, certains habitants fuyant vers la ville de Damazin, tandis que d’autres cherchaient refuge en territoire éthiopien.

Parallèlement, un officier de terrain a rapporté sur les réseaux sociaux que l’armée soudanaise avait capturé 75 combattants appartenant aux forces de Joseph Tuka, affiliées à la 147e brigade du Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (SPLM-N), confirmant qu’ils étaient venus d’Éthiopie pour participer à l’attaque. Mustafa Tambour, commandant d’une force alliée à l’armée soudanaise, avait révélé en octobre 2025 l’existence de camps d’entraînement en territoire éthiopien, indiquant que des milliers de combattants y avaient été formés en vue d’opérations dans l’État du Nil Bleu.

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